Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Soins d’urgence pour les centaines de personnes blessées lors du séisme en Indonésie

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Un enfant attend d’être soigné médicalement sur l’île de Nias.

Par Jane O'Brien

NEW YORK, 4 avril 2005 – On craint à présent que le bilan du séisme qui a frappé la semaine dernière l’île indonésienne de Nias dépasse les 1 000 morts. On a retrouvé plus de 500 corps sous les décombres de divers bâtiments et les recherches se poursuivent concernant d’autres personnes encore disparues.

L’UNICEF assure la coordination des soins médicaux donnés aux survivants et au moins 286 patients ont été évacués vers les hôpitaux de Sumatra. Les services assurant des soins médicaux de routine sur Nias ont pratiquement disparu car les agents de santé redoutent de nouveaux tremblements de terre et ne viennent pas au travail.

Dix centres d’urgence ont été ouverts autour du centre principal de Gunung Sitoli et l’UNICEF travaille avec ses partenaires à la réouverture de l’hôpital.

« L’aide arrive », déclare le responsable sanitaire de l’UNICEF, Scott Whoolery. « Nous nous sommes heurtés à des difficultés mais nous avons pu faire venir cette aide de Medan et de Banda Aceh. Des équipements pour l’eau arrivent avec les fournitures médicales que nous allons distribuer dans ce secteur ».

Image de l'UNICEF
© UNICEF Nias/Estay/2005
Une citerne de traitement d’eau de l’UNICEF arrive à Nias où le séisme a causé de graves pénuries d’eau.

Les conditions locales continuent d’entraver les opérations de secours. Les routes et les ponts principaux ont été détruits et l’aéroport ne peut accueillir que quelques avions légers. Le séisme a endommagé un bon nombre de canalisations d’eau; une unité de traitement d’eau de l’UNICEF a permis de réduire la pénurie à Gunung Sitoli. Une deuxième installation est en cours de mise en place à Teluk Dalam dans le sud de l’île.

L’UNICEF évalue par ailleurs les besoins des orphelinats. À Gunung Sitoli, l’orphelinat d’Al Wasliyah n’avait guère de provisions et la situation devenait désespérée.

« Cela fait des jours et des jours qu’ils n’ont pas reçu de vivres, » indique le responsable de l’UNICEF à la protection de l’enfance, Frédéric Sizaret. « Nous avons distribué ce que nous pouvions au niveau de la nourriture, des abris et de l’eau. Nous attendons des approvisionnements supplémentaires ».

Environ 15 000 familles sont sans abri mais, selon l’équipe de l’UNICEF, on ne signale pas d’enfants séparés de leur famille. Un centre pour enfants a été ouvert et l’on suit la situation de près. Le traumatisme subi par les insulaires – en particulier les femmes et les enfants – constitue l’une des plus grandes préoccupations. Certaines écoles pourraient rouvrir dans les deux prochaines semaines et elles vont servir de base pour le soutien psychologique et l’appui.


 

 

Vidéo (en anglais)

4 avril 2005 :
Les secours apportés par l’UNICEF aux malades et aux blessés de Nias

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