Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Les enfants thaïlandais apprennent à composer avec des réalités nouvelles, 90 jours après le tsunami

Image de l'UNICEF
© UNICEF Thailand/2005
Jakree Nimnual, de Baan Nam Khem, en Thaïlande, 15 ans, pleure lorsqu’il se rappelle la mort de parents dans le tsunami.

BAAN NAM KHEM, Thaïlande, 15 mars 2005 – Les enfants thaïlandais apprennent à faire face aux conséquence du raz-de-marée catastrophique. Jakree Nimnual est l’un des 50 000 enfants de ce pays qui ont tout perdu dans la catastrophe, y compris des êtres chers. Des larmes coulent lorsqu’il se rappelle la mort de sa mère, de sa tante et de son cousin, emportés par les flots du tsunami qui a englouti leur village de pêcheurs.

Avant la catastrophe, Jakree rêvait d’aller à l’école professionnelle et de devenir mécanicien. Mais, comme c’est le cas de beaucoup de ceux qui se trouvent ici, ses plans ont été contrariés par la catastrophe. Le bateau de pêche de son père – la principale source de revenus de la famille –- a été détruit et la famille se retrouve sans ressources.  Mais  Jakree est décidé à poursuivre son projet : « Je vais faire ma vie comme je l’entends. Mon père, mon jeune frère et mon grand-père me soutiendront toujours. Je vais poursuivre mes études le plus longtemps  possible, pour bien m’occuper d’eux plus tard ».

Suite au tsunami, l’UNICEF, aidé par les autorités locales et les organisations humanitaires, a assuré la coordination d’une vaste opération de secours. Cette tâche colossale comprenait la réparation des habitations, la construction de logements d’urgence, la fourniture de soins médicaux, d’une alimentation de base, de livres et d’équipements sportifs aux écoles et l’approvisionnement en eau potable. La destruction de l’industrie régionale du tourisme et de celle de la pêche a plongé beaucoup de familles dans une grande pauvreté, ce qui a aggravé le danger que des enfants soient obligés de travailler des enfants, et donc de quitter l’école, pour accroître les revenus des ménages. On craint également que des enfants, privés d’une vie communautaire et familiale stable, soient attirés par des comportements à risque ou se retrouvent même exploités.

L’une des grandes priorités de l’UNICEF a été de ramener les enfants en classe aussi vite que possible. Aujourd’hui, le tableau global incite à un certain optimisme; les écoles qui ont rouvert dans la première semaine de 2005 n’avaient que la moitié de leurs élèves, mais maintenant la fréquentation est redevenue quasiment normale.


 

 

Vidéo (en anglais)

Mars 2005:
Inese Zalitis Chef de bureau de l'UNICEF en Thaïlande parle de comment les donations faites à l'UNICEF ont étés utilisés pour aider les enfants.

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