Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

ECHO et l’UNICEF coopèrent à l’amélioration de l’hygiène après le tsunami

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ECHO et l’UNICEF distribuent des trousses d’hygiène aux familles dans toute la province d’Aceh en Indonésie.

ACEH, Indonésie, 25 février 2005 – Des centaines de milliers de survivants du tsunami en Indonésie vivent encore dans des abris provisoires, ce qui fait courir le risque d’une flambée épidémique de maladies d’origine hydrique. Un bon nombre de camps se trouvent sur des terres basses, inondables, et certains d’entre eux nécessitent une aide d’urgence pour maintenir un approvisionnement en eau salubre. Soucieux d’aider les rescapés, l’UNICEF et le Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) ont réuni leurs forces en vue d’améliorer les équipements pour l’assainissement et l’eau dans toute la province d’Aceh.

« Des interventions simples peuvent effectivement permettre de sauver beaucoup de vies et l’UNICEF concentre ses efforts là-dessus », affirme Peter Holdsworth, le coordinateur en Indonésie de la riposte rapide d’ECHO.

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ECHO et l’UNICEF espèrent faire bénéficier environ deux millions de personnes d’une hygiène améliorée.

ECHO finance la distribution de dizaines de milliers de trousses d’hygiène, comprenant des produits de toilette de base tels que du savon, une serviette, un sarong, une brosse à dent et du dentifrice. ECHO et l’UNICEF appuient également les efforts d’approvisionnement en eau potable et d’équipement pour le traitement des déchets.

Saifuddin et sa famille, des survivants du tsunami, figurent parmi les bénéficiaires du partenariat entre ECHO et l’UNICEF. Lui, sa femme et ses deux enfants partagent une tente avec une autre famille de six personnes à la périphérie de Banda Aceh. Le manque de place ne pose pas de problème à Saifuddin, mais la pénurie d’installations sanitaires le dérange. Le camp ne dispose que de quelques robinets autour desquels il y a souvent beaucoup de monde, en particulier juste avant les heures de prière, lorsqu’on fait ses ablutions avant de pénétrer dans la mosquée.

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ECHO et l’UNICEF apportent de l’eau potable à la population vivant dans les camps d’urgence.

La famille de Saifuddin a échappé au tsunami en grimpant à toutes jambes sur une colline qui surplombe leur village, sur la côte indonésienne. Heureusement, presque tous les habitants du village ont survécu, mais leurs logements ont été emportés par les eaux. Le surlendemain de la catastrophe, Saifuddin et un bon nombre de ses amis du village ont été relogés dans un petit camp d’urgence, installé autour d’une mosquée en construction.

Saifuddin, auquel un membre du personnel de l’UNICEF a fourni une trousse d’urgence, affirme que quelques articles de cette trousse peuvent être très utiles. « Nous allons nous servir du savon pour notre toilette et pour laver nos vêtements. Nous pouvons même utiliser le sarong comme tapis de prière puisque nous n’en avons pas ». Il souhaite également avoir davantage d’argent afin d’acheter de la nourriture et des approvisionnements meilleurs pour sa famille, en particulier pour son fils de deux ans, qui refuse de manger du riz nature. Il a encore la nostalgie de la vie avant le tsunami, où le poisson était à la base de son alimentation.

En partenariat avec l’UNICEF, ECHO espère faire bénéficier jusqu’à deux millions de personnes d’une hygiène améliorée, femmes et enfants en particulier. L’objectif est d’offrir des conditions de vie plus saines, de telle sorte que les familles qui luttent puissent se consacrer à bâtir une nouvelle vie.


 

 

Vidéo (en anglais)

25 février 2005:
Depuis Banda Aceh, Steve Nettleton, de l’UNICEF, rend compte des efforts du partenariat entre ECHO et l’UNICEF en vue de fournir de meilleures conditions d’hygiène aux enfants et aux familles après le tsunami

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