Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

La reconstruction des Maldives après le tsunami constitue un sérieux défi

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Rizuana, âgé de 11 ans, qui a été déplacé, et d’autres personnes rentrent en bateau chez eux, dans l’île de Diffushi.

NEW YORK, 10 février 2005 – Aux Maldives, bien que la phase d’urgence dramatique de la catastrophe du tsunami et de ses suites immédiates soit achevée, le pays est confronté à des défis sérieux pour la reconstitution de son économie et de son infrastructure.
 
Les Maldives se composent d’environ 1190 îles. La catastrophe a obligé 12 000 personnes à quitter les îles où elles vivaient jusqu’alors. En outre, 8 000 personnes ont dû quitter leur logement et gagner une autre partie de leur île.

L’UNICEF s’est efforcée de répondre à tous les besoins urgents de ceux qui étaient touchés par le tsunami. De la nourriture, de l’eau et des systèmes d’assainissement ont été fournis, et les personnes déplacées, qu’elles se trouvent dans des camps ou qu’elles demeurent chez des parents, bénéficient d’une aide.

« Tout le monde a bénéficié des secours de base » a déclaré la coordinatrice de l’urgence de l’UNICEF, Sherazade Boualia. « Les écoles sont à nouveau ouvertes comme on s’y était engagé et des écoles provisoires ont été fournies pour les enfants qui ne peuvent retourner en classe à cause de la destruction de leur école ».

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Un garçon se repose après avoir aidé sa famille à nettoyer leur boutique d’articles pour les touristes, sur l’île de Diffushi, aux Maldives.

L’essentiel de l’approvisionnement en eau des Maldives provient de l’eau de pluie ; l’UNICEF aide à la construction de nouvelles citernes d’eau, afin de retrouver la capacité de stockage qui a été perdue, et à la fourniture d’unités de désalinisation pour le traitement de l’eau de mer.

L’UNICEF a appuyé un programme de formation visant à aider les enseignants à recenser les enfants encore traumatisés par la catastrophe. « Cette initiative a déjà commencé et elle doit se poursuivre parce que le traumatisme est toujours là. On doit faire bien davantage. Pas seulement pour les enfants, mais pour les familles – à l’échelle du pays » a dit Sherazade Boualia.

Les Maldives dépendent fortement des revenus de la mer. L’effort de rétablissement après la catastrophe ne doit pas se limiter à la reconstruction des maisons et des écoles ; il faut aussi aider à la reconstitution du secteur de la pêche. On estime à 75 millions de dollars EU le coût de la reconstruction des maisons. Or le financement de cette partie de l’effort de relèvement est jusqu’à présent très limité, tout comme ce qui concerne le secteur de la pêche. 
« Le pays n’a pas reçu de financements pour les logements ni pour la pêche, alors que ce sont les deux secteurs qui préoccupent vraiment la population. Et il faut faire repartir l’économie » a déclaré Sherazade Boualia.


 

 

Audio (en anglais)

10 février 2005 : la coordinatrice de l’urgence de l’UNICEF, Sherazade Boualia, déclare qu’il faut aider sans tarder les maldiviens à reconstituer leurs moyens d’existence.

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