Haïti
Carnet de route : les écoles sous tentes offrent un refuge aux enfants haïtiens affectés pas le séisme
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| © UNICEF Haïti/Valcárcel/2010 |
| L'école sous tente de l'UNICEF située dans un camp pour déplacés du district de Carrefour, au sud-ouest de Port-au-Prince, en Haïti, a ouvert en février. L'UNICEF s'efforce de faire retourner les enfants à l'école le plus vite possible afin de rétablir une impression de normalité. |
Par Diana Valcárcel
Le présent carnet de route nous a été communiqué par la Spécialiste de la communication de l'UNICEF Diana Valcárcel qui se trouve sur place en Haïti.
PORT-AU-PRINCE, Haïti, 15 mars 2010 - A l'intérieur et autour de la capitale dévastée d'Haïti, des écoles sous tente de l'UNICEF sont en train d'ouvrir à l'intention des enfants affectés par le tremblement de terre du 12 janvier.
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J'ai récemment visité une de ces écoles provisoires. Elle était installée dans un ancien complexe sportif qui sert aujourd'hui de camp pour déplacés dans le district de Carrefour, au sud-ouest de Port-au-Prince. Cette école sous tente était un des endroits les plus gais où je me suis trouvée depuis mon arrivée en Haïti.
Un problème qui existait depuis longtemps
L'expérience de l'UNICEF montre qu'il est nécessaire de faire retourner les enfants à l'école aussitôt que possible après les situations d'urgence afin de rétablir une impression de normalité dans leurs vies quotidiennes.
Même avant que ne se produise le tremblement de terre du 12 janvier, la pauvreté et l'absence d'infrastructures contribuaient à un faible taux de scolarisation en Haïti. Le séisme a encore aggravé un problème qui existait depuis longtemps.
Le ministère de l'Éducation estime que 80 pour cent des écoles de l'ouest de Port-au-Prince ont été détruites ou ont subi d'importants dégâts lors du tremblement de terre et que 35 à 40 pour cent d'entre elles ont été détruites dans le sud-est. Cela signifie que 5000 écoles ont été détruites et que 2,9 millions d'enfants sont privés de leur droit à l'éducation.
A la suite du tremblement de terre, un « groupe logistique pour l'enseignement » d'organisations a été créé - il est co-dirigé par l'UNICEF et Save the Children - pour permettre au gouvernement de faire revenir les enfants dans les écoles.
« Nous nous fondons sur l'espérance »
L'école sous tente de l'UNICEF que nous avons visitée à Carrefour a ouvert le 22 février. Elle consistait en deux grandes tentes, l'une pour les enfants âgés de 7 à 12 ans, et l'autre pour les élèves âgés de 12 à 17 ans.
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| © UNICEF Haïti/Valcárcel/2010 |
| Une élève haïtienne blessée à l'école sous tente du district de Carrefour |
En plus des enfants et des adolescents qui vivent dans les camps de déplacés, les portes de la nouvelle école sont aussi ouvertes aux enfants des quartiers environnants, dont certains n'ont jamais fréquenté d'école auparavant.
Des enseignants de la Croix-Rouge haïtiennes font les cours. Chantal Duphrézin, l'une des enseignantes qui s'occupe du groupe d'enfants les plus jeunes, a dit que de nouveaux pupitres et de nouveaux bancs, fournis par l'UNICEF, venaient juste d'arriver.
« Haïti va changer pour le mieux, nous en sommes sûrs, » a dit Chantal Duphrézin. « Nous devons nous fonder sur l'espérance. Et le changement aura lieu grâce à nos efforts... Un jour viendra où il n'y aura plus de décombres dans les rues. C'est ce que nous voulons. »
Apprendre grâce au jeu
Chantal Duphrézin nous a dit que son groupe d'enseignants est en train de développer un plan d'études qui mêle le jeu aux méthodes pédagogiques traditionnelles de manière à ce que les élèves puissent apprendre tout en s'amusant. Cette méthode psychosociale adaptée aux enfants permet de faciliter la transition lors du retour à l'école à la suite d'une situation d'urgence.
J'ai directement observé cette méthode dans les écoles sous tente où j'ai vu un groupe d'élèves sous la conduite de leur professeur en train de chanter des chansons à but pédagogique. Il était clair qu'ils s'amusaient tous tout en apprenant.
Par la suite, j'ai abordé une fille du nom de Matsaika, âgée de 12 ans et qui était tranquillement en train de peindre à son bureau. Matsaika vit aujourd'hui dans un camp pour déplacés de Carrefour. « Quand je serai grande, je voudrais être infirmière pour soigner les autres, » m'a t-elle dit en ajoutant : « Je suis très heureuse dans cette école. »
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