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| © UNICEF/NYHQ2010-0140/Noorani |
| Dans un poste sanitaire installé dans le stade Sylvio Cator de Port-au-Prince, des agents de santé vaccinent un enfant, tenu par sa mère, pendant la première phase d’une campagne visant à protéger de la rougeole, de la rubéole, de la diphtérie, du tétanos et de la coqueluche les jeunes enfants de la zone touchée par le tremblement de terre d'Haïti. |
Par Guy Hubbard
L’UNICEF et ses partenaires présents en Haïti viennent d'entamer une campagne de vaccination des enfants de moins de 7 ans touchés par le tremblement de terre et des adultes qui s'occupent d’eux. Guy Hubbard, de l’UNICEF, se trouve sur place.
PORT-AU-PRINCE, Haïti, 3 février 2010 – Magalie grimace au moment où l’aiguille lui pique la peau et son fils de quatre ans se met à hurler quand vient son tour. Aussi désagréables soient-elles, ces injections peuvent cependant leur sauver la vie – une vie qui semble, à l’heure actuelle, très précaire.
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Magalie et sa famille vivent dans un camp de fortune installé dans la capitale haïtienne. Avec des centaines de milliers d'autres personnes, ils viennent d'être vaccinés contre la rougeole, la rubéole, la diphtérie, le tétanos et la coqueluche dans le cadre d'une campagne de grande envergure lancée cette semaine.
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| © UNICEF/NYHQ2010-0141/Noorani |
| Les agents de santé remplissent les carnets de vaccination qu'ils remettent ensuite aux parents d'enfants vaccinés dans le cadre d'une campagne menée dans un premier temps en direction des jeunes rescapés du tremblement de terre vivant dans des camps de fortune de personnes déplacées. |
« Je veux qu'ils restent en vie »
Magalie a perdu deux de ses enfants dans le tremblement de terre du 12 janvier. Avec ses deux autres enfants rescapés, elle a passé 10 heures ensevelie sous les décombres de sa maison.
« Je préparais un repas sur le toit quand le tremblement de terre a eu lieu, » se souvient-elle. « J'ai protégé mes deux plus jeunes enfants de mon corps, mais mes deux autres enfants se trouvaient dans la maison et je ne n’ai pas pu les sauver. Ce n'est qu'à trois heures du matin qu’on m’a sortie des décombres. »
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| © UNICEF/NYHQ2010-0143/Noorani |
| Une fille pleure après avoir été vaccinée lors de la première phase d'une grande campagne de vaccination lancée par l’UNICEF et ses partenaires à la suite du tremblement de terre d'Haïti. |
Risques de maladies dans les campements surpeuplés
L’UNICEF, le ministère haïtien de la Santé, l’Organisation mondiale de la Santé et d'autres partenaires ont organisé cette campagne de vaccination pour protéger ceux qui, comme Magalie et ses enfants, ont survécu au tremblement de terre mais vivent maintenant dans des camps de fortune surpeuplés.
Les conditions de vie dans ces camps risquent de favoriser la propagation de maladies. Si cette campagne vise avant tout à immuniser les plus jeunes enfants, un certain nombre de vaccins sont mis à la disposition des enfants plus âgés et des adultes.
Patrick Dely, un étudiant en médecine haïtien qui faisait ses études à Cuba, est revenu en Haïti avec une équipe de médecins cubains pour apporter son aide à la campagne. « Ces vaccinations sont importantes, dit-il, car après une catastrophe comme celle qui s’est produite en Haïti, les habitants risquent de contracter des maladies. »
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| © UNICEF/NYHQ2010-0142/Noorani |
| Dans le stade Sylvio Cator de la capitale haïtienne, une petite fille réagit à la piqûre d’une injection qui va la protéger de maladies potentiellement mortelles mais pouvant être évitées par un vaccin. |
Lutter pour la survie
La première phase de la campagne de vaccination a commencé dans le stade Sylvio Cator, dans le centre-ville de Port-au-Prince.
« Beaucoup de gens des zones détruites viennent dans ce stade de foot, qui est maintenant plein à craquer, » constate Dr Robin Nandy, Conseiller sanitaire principal de l’UNICEF pour les situations d'urgence. « Il est également situé en plein centre-ville; il y a donc des personnes déplacées tout autour. »
Le Dr Nandy explique que les familles déplacées qui se trouvent dans les camps tout autour du stade sont invitées à venir faire vacciner leurs enfants. « Bien sûr, nous ciblons ces camps, mais nous ne refusons personne qui vient se faire vacciner, » ajoute-t-il.
Après cette première phase, la campagne se poursuivra dans d'autres camps et sera ensuite étendue à d'autres régions du pays touchées par le tremblement de terre.
Pour Magalie et ses enfants, ainsi que les nombreuses familles qui comme eux ont tout perdu, la lutte pour la survie n’est pas terminé. Mais grâce à la détermination et aux efforts constants de la communauté internationale – y compris de l’UNICEF et de ses partenaires – ils ont maintenant de meilleures chances de sortir de cette situation de crise et de rebâtir leur vie.
Vidéo (en anglais)
2 février 2010: Le correspondant de l’UNICEF, Guy Hubbard, rend compte d'une grande campagne de vaccination visant à protéger les enfants haïtiens à la suite du tremblement de terre du 12 janvier.
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