Haïti

La Directrice générale, lors d’une première visite officielle en Haïti, se rend sur le site de projets soutenus par l’UNICEF

Image de l'UNICEF
© UNICEF Haiti/2008//Lemyone
La Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, lors de sa toute première visite en Haïti, salue une jeune fille qui vit dans un centre pour enfants affectés par le VIH/SIDA, une institution soutenue par l’UNICEF.

Par Thomas Nybo

PORT-AU-PRINCE, Haïti, 7 janvier 2008 – La Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, vient d’achever sa première visite en Haïti, le pays de l’hémisphère occidental qui a les taux de mortalité infantile et maternelle les plus élevés.

À son arrivée, Mme Veneman a expliqué à la presse ce qu’elle espérait faire au cours de sa tournée de trois jours dans le pays, avant de rencontrer les principaux responsables.

« Nous allons vraiment examiner comment l’UNICEF travaille dans le pays et aussi comment nous pouvons coopérer avec nos partenaires, les pouvoirs publics et les ONG, afin d’améliorer davantage la vie des enfants, » a déclaré Mme Veneman.

Voir l’UNICEF à l’oeuvre

Au cours de son séjour, Mme Veneman s’est rendue sur le site de plus d’une demi-douzaine de programmes soutenus par l’UNICEF. Elle s’est d’abord rendue sur le projet de Lakay-Lakou, qui comporte en particulier un refuge ouvert aux enfants des rues, particulièrement exposés à la violence et aux mauvais traitements.

Plus de 375 garçons et filles viennent ici pour bénéficier de services de base, notamment en matière d’alimentation, de santé et d’éducation. Lakay-Lakou espère apporter davantage qu’un simple moment de répit dans la vie difficile des enfants des rues : le but du projet est de leur donner les moyens de réussir dans la vie.

Un jeune orphelin du centre, Yonel, 16 ans, a dit à l’UNICEF que la formation professionnelle dont il bénéficiait ici l’aiderait, pense-t-il, à se débrouiller lui-même, une fois adulte, et lui permettrait de ne pas retourner dans la rue.

Mme Veneman a ensuite visité l’hôpital Choscal, qui soigne chaque mois plus de 3000 enfants souffrant de malnutrition. L’UNICEF soutient ce centre depuis 2005, dans le cadre de son engagement en vue d’améliorer l’accès des enfants et des femmes, en particulier les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, aux services sanitaires de base.

Les enfants ont la possibilité de se développer

À une courte distance en voiture, Mme Veneman s’est arrêtée sur le site d’un programme géré par AVSI, un partenaire de l’UNICEF qui apporte un soutien psychosocial aux enfants victimes de la violence armée, une réalité bien trop courante dans la Cité Soleil, un des secteurs les plus dangereux de la capitale haïtienne.

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© UNICEF Haiti/2008//Lemyone
Mme Veneman, qui a eu des réunions avec les principaux membres du gouvernement et des décideurs politiques, est aussi allée visiter quelques projets soutenus par l’UNICEF en Haïti.

Mme Veneman a également visité des programmes pour les enfants et les femmes affectés par le VIH/SIDA. En Haïti, des milliers d’enfants sont séropositifs, et leur situation est encore plus grave du fait que près de cinq cent mille jeunes de moins de 18 ans ont perdu leurs parents ou l’un d’entre eux, dont une bonne partie à cause du SIDA.

Lors du passage de Mme Veneman à Zanmi Lasanté (Amis de la santé) – un hôpital délivrant tous les services hospitaliers et disposant de salles réservées à la pédiatrie et d’autres pour adultes, un centre pour les maladies infectieuses et un dispensaire réservé aux femmes – le docteur  David Walton a indiqué qu’il avait constaté, depuis qu’il exerçait là, une amélioration frappante dans les perspectives à 10 ans s’offrant aux enfants en matière de santé.

« L’absence de ces programmes signifie presque une condamnation à mort », a ajouté le Dr Walton, en faisant allusion aux maladies courantes de l’enfance survenant dans une pauvreté et une malnutrition extrêmes. « Ils meurent souvent avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans. Ainsi, vous permettez à ces enfants de se développer, d’avoir une chance de recevoir une éducation ; puis ils reviennent après avoir été formés et ils en font bénéficier leur communauté.

« C’est incroyable : vous faites avancer les choses aux niveau local et national », a-t-il ajouté.

« Un pays aux multiples contrastes »

C’est bien dans cet esprit de progrès que Mme Veneman a fait part de ses réflexions sur le rôle de l’UNICEF en Haïti.

« C’est un pays aux multiples contrastes », a-t-elle déclaré. « Haïti est un pays d’une telle pauvreté ! Et où il est très difficile de croire qu’on ne se trouve qu’à trois heures d’avion de New York. Seulement 50 pour cent des enfants en âge d’aller à l’école primaire sont scolarisés. Quarante pour cent des enfants n’ont pas un accès régulier aux vaccinations contre les maladies d’enfance. Et il y a d’innombrables problèmes de protection dans ce pays, depuis la violence contre les enfants jusqu’à la violence sexuelle, à la traite des enfants et bien d’autres questions.

« Ainsi, c’est un pays où il faut apporter aux enfants la santé, l’éducation et la protection », a-t-elle conclu. « Et l’UNICEF travaille dans ces trois domaines, pour essayer de faire avancer les choses dans la vie des enfants d’ici. »


 

 

Vidéo (en anglais)

7 janvier 2008 :
Le correspondant de l’UNICEF, Thomas Nybo, rend compte d’événements ayant eu lieu à l’occasion de la première visite officielle en Haïti d’Ann M. Veneman, la Directrice générale de l’UNICEF.

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