En bref : Guinée-Bissau

Une meilleure éducation pour les filles en Guinée-Bissau, grâce à la rénovation des écoles et des programmes de formation des enseignants

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Mariama (debout) est rapidement devenue une des meilleures élèves du village, avec l’aide de programmes soutenus par l’UNICEF.

Par Thomas Nybo

CASSACA, Guinée-Bissau, 3 mars 2008 – Comme de nombreuses filles de Guinée-Bissau, Mariama Sambu, 10 ans, est très occupée. Elle se lève tous les matins à six heures pour aider aux corvées ménagères, ce qui n’est pas une petite affaire lorsque vous partagez votre petit logement avec 18 autres personnes. La structure de sa maison – des briques de boue séchée, un sol en terre battue et un toit de tôle – rappelle que Mariama vit dans un des cinq pays les plus pauvres du monde.

Comme il n’y a ni électricité, ni eau courante, Mariama doit aller à pied tous les matins jusqu’à un puits creusé par l’UNICEF. Avant la construction de ce puits, elle devait faire deux kilomètres à pied pour trouver de l’eau, ce qui ne lui laissait pas beaucoup de temps pour se préparer pour l’école. 

Maintenant, Mariama arrive à l’école tout à fait préparée, prête à passer sa matinée à apprendre et elle s’est rapidement imposée comme l’une des meilleures élèves du village. Alors on espère que son voyage se poursuivra après qu’elle aura fini sa scolarité.

« Je veux enseigner, plus tard, pour aider ma mère et mon père, dit Mariama, cela nous faciliterait la vie ».

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Avant que Mariama n’ait accès à un puits creusé par l’UNICEF, elle devait faire deux kilomètres à pied tous les jours pour aller chercher de l’eau, ce qui lui laissait peu de temps pour se préparer pour l’école.

Former les enseignants pour enrichir la vie des enfants

L’UNICEF s’efforce d’aider les filles comme Mariama à bien travailler en classe en assurant la formation des enseignants. En Guinée-Bissau, cela fait très longtemps que la majorité des enseignants ne reçoivent aucune formation. La plupart des habitants de cette zone rurale comptent sur l’agriculture et la pêche pour survivre.

Le directeur de l’école de Mariama, M. Mossa Kieta, affirme que les enseignants doivent surmonter tous les jours des obstacles considérables.

« Le gros problème, ici, c’est la langue, parce que leur langue maternelle est différente de la langue d’enseignement, note M. Kieta, qui travaille dans cette école depuis 14 ans. Quand ils viennent ici, il faut qu’ils apprennent le portugais. C’est très difficile, mais grâce aux programmes de formation des maîtres, c’est possible et on y arrive ».

Une différence visible

Depuis que l’UNICEF a commencé à former des enseignants, M. Kieta  observe, dit-il, une grosse différence. 

« Les étudiants apprennent maintenant mieux et plus vite, affirme-il en souriant. « Je suis fier en particulier de voir ces élèves comprendre complètement ce qu’on leur explique et de voir qu’ils sont capables d’appliquer ces connaissances à leur vie de tous les jours ».  

Depuis un an à peu près, l’UNICEF appuie les efforts de réhabilitation de 55 écoles rurales, qui desservent 12 000 élèves. Une partie de cette aide arrive sous forme de matériels pédagogiques, moyens d’assainissement et pupitres.

L’UNICEF s’efforce d’aider la communauté à adopter l’idée selon laquelle l’éducation est un droit dont doivent jouir tous les enfants en âge d’aller à l’école, les filles en particulier. Cela se traduit en dernière analyse par une vie meilleure pour des filles comme Mariama – et une vie plus pleine, plus riche lorsqu’elles deviennent adultes.


 

 

Vidéo (en anglais)

3 mars 2008 :  
Thomas Nybo, correspondant de l’UNICEF, explique comment les programmes soutenus par l’UNICEF favorisent la scolarisation des filles.
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