En bref: Guatemala

Au Guatemala, le Directeur général de l’UNICEF se félicite de mesures s’attachant davantage aux dispositifs de protection de l’enfance

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© UNICEF/NYHQ2012-2271/Markisz
Maricela Cuc fait la lecture à deux des quatre enfants dont elle a la tutelle, Lucero et Luz Clarita, deux sœurs de 5 et 8 ans, chez elle dans la région d’Alta Verapaz. Les responsables de la protection sociale ont placé les enfants chez Maricela Cuc pour éviter d’avoir à les mettre dans un orphelinat. Leur mère les a abandonnés mais se trouve à présent dans un programme de réinsertion et espère en recouvrer la garde.

GUATEMALA, 1er avril 2013 – Le Directeur général, Anthony Lake, se félicite de mesures s’attachant davantage aux dispositifs de protection de l’enfance.

Bien que de nombreux problèmes demeurent, le Guatemala a pris des mesures en vue d’améliorer les dispositifs de protection de l’enfance en mettant en place davantage de tribunaux pour mineurs, en s’engageant à régler les cas d’ « adoption de transition », en évitant aux enfants de se retrouver dans des orphelinats, en épaulant les familles pour qu’elles puissent garder leurs enfants et en punissant les actes criminels commis contre les enfants.  

Au cours d’une visite effectuée la semaine dernière par le Directeur général, Anthony Lake, l’UNICEF s’est engagé, en retour, à offrir son appui pour la mise en œuvre de ces mesures.

De tels progrès seront particulièrement importants pour les enfants comme ceux se trouvant dans les lits et les berceaux de Hogar Seguro, l’une des plus grandes institution pour enfants d’Amérique latine. Au total, 5 800 enfants résident dans des établissements comme celui-ci avec peu ou pas de contact avec leurs familles.

Hogar Seguro héberge des enfants dont l’âge varie considérablement, de petits bébés prématurés jusqu’à 18 ans. Certains bébés sont seulement âgés de quelques jours. Quelques-uns tendent les mains de leurs berceaux, certains discrètement, d’autres moins discrètement, cherchant désespérément à être pris dans des bras.

Un bambin, Isios, a attiré l’attention du Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake, en pleurant de toutes ses forces alors que celui-ci s’approchait. Il s’est mis à sourire quand le Directeur général s’est arrêté et l’a pris avec lui.     

« Un établissement pour enfants a beau être d’excellent qualité, et s’occuper très bien de ses enfants -- et celui-ci est d’ailleurs excellent, les employés y font un travail merveilleux – rien ne peut remplacer l’amour familial, » a dit le Directeur général.    

D’ores et déjà, des foyers plus petits gérés par du personnel chargé de s’occuper des enfants ont commencé à être créés.

Au Guatemala, les adoptions pratiquées dans le pays et les placements en famille d’accueil sont en cours d’augmentation. Mais des efforts accrus sont nécessaires pour épauler les familles afin que les enfants puissent d’épanouir dans leurs foyers.   

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© © UNICEF Guatemala/2013/Chew
(De gauche à droite) : Otto Pérez Molina, Président du Guatemala, Gretel Ippisch, interprète, et Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. Le Président s’est engagé à offrir davantage de ressources gouvernementales pour enquêter sur les cas de transition en cours d’examen.

Anthony Lake a fait part d’une préoccupation particulière concernant un autre groupe d’enfants qui sont essentiellement devenues des victimes du processus bureaucratique du moratoire de 2008 sur les adoptions internationales.

Quand un pays prend des mesures pour corriger des violations dans les dispositifs de protection de l’enfance, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être la priorité absolue. Ceci implique qu’une feuille de route avec des objectifs clairs soit établie ou promulguée, un élément qui a malheureusement été absent au Guatemala pour les cas d’adoptions internationales subsistants, ce qui a placé une centaine d’enfants dans une impasse administrative. 

La semaine dernière, au cours de la visite du Directeur général de l’UNICEF, le Bureau du Procureur général, le Ministère des affaires étrangères et le Conseil national de l’adoption ont annoncé qu’un groupe de travail avait été mis en place pour régler ces situations.

Un délai de trois mois a été fixé pour la durée d’enquête concernant les cas en cours d’examen et un autre de deux mois pour leur finalisation. Il s’agissait d’une mesure essentielle, une dont le Directeur général s’est félicité tout en appelant à ce qu’une action immédiate s’ensuive. 

Des efforts en vue d’une protection plus large sont aussi en cours. Gabriel Gomez et Gustavo Mendizabal, juges à la Cour suprême, ont rassuré le Directeur général en affirmant que la justice pour les enfants serait une priorité avec la mise en place de davantage de tribunaux spécialisés pour mineurs afin de poursuivre les actes criminels commis contre les enfants.

Le dispositif d’alerte Alba Kenneth, une initiative adoptée par le gouvernement pour apporter des solutions aux enlèvements et aux disparitions d’enfants, a également été mis en place.

Le Président Otto Pérez Molina s’est engagé à offrir davantage de ressources émanant du gouvernement pour enquêter sur les cas d’adoption de transition en cours d’examen et le Procureur général, Claudia Paz y Paz, a assuré le Directeur général de son engagement envers la protection de l’enfance au Guatemala. 

Pour sa part, le Directeur général de l’UNICEF a engagé l’organisation à collaborer avec le Gouvernement du Guatemala pour accélérer les progrès sur la protection de l’enfance et sur la lutte contre les violences faites aux enfants. 

Dans le monde entier, l’UNICEF se consacre à faire d’une réalité les engagements pris pour protéger les droits des enfants afin que des enfants comme Isios aient plus de raisons de sourire.

Le Directeur général était accompagné par la Responsable de la protection de l’enfance, Susan Bissel, et de son porte-parole Sarah Crowe.


 

 

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