En bref: Guatemala

Dans l'anticipation des élections, une tribune pour les voix des jeunes

Image de l'UNICEF: Guatemala, Prensa Libre survey
© UNICEF Guatemala/2007/ Chews
Les jeunes du Guatemala, même ceux qui ne peuvent pas voter, sont préoccupés par ce qu’ils perçoivent comme une absence de perspectives d’avenir.

Par Blue Chevigny

CIUDAD DE GUATEMALA, Guatemala, 25 juillet 2007 – En septembre prochain, des élections nationales auront lieu au Guatemala et le débat est lancé entre les électeurs. Mais maintenant, une partie de la population dont on ne tient pas souvent compte en période d’élections – les 13-17 ans – se fait entendre.

UNICEF Guatemala, en partenariat avec le quotidien Prensa Libre, a réalisé un sondage auprès des jeunes se situant juste en dessous de l’âge de voter. Le journal a consacré les quatre premières pages de son édition dominicale aux résultats de ce sondage et le vif intérêt du public pour les réponses est évident. La population est à l’écoute de ce qu’ont aujourd’hui à dire ceux qui, dans quatre ans, voteront.

Les jeunes cherchent des solutions

Selon le Représentant de l’UNICEF dans le pays, Manuel Manrique, le sondage révèle que de nombreux jeunes Guatémaltèques sont préoccupés par l’absence de perspectives dans l’éducation et de débouchés adéquats dans l’économie.

«Soixante-six pour cent d’entre eux souhaiteraient quitter le pays pour trouver des débouchés dans d’autres pays, a déclaré Manuel Manrique à UNICEF Radio. Dans leur esprit, partir à l’étranger est un moyen de se façonner une vie meilleure. »

Image de l'UNICEF
© UNICEF Guatemala/2007/ Chews
La jeunesse du Guatemala partage de nombreuses préoccupations légitimes et les hommes politiques doivent en tenir compte.

«Au Guatemala, il y a très peu de chances qu’un autochtone, garçon ou une fille,  finisse l’école primaire, poursuit-il. Je pense que c’est ce qui explique en partie pourquoi ils croient que quitter le pays constitue une solution.»

Les adolescents sont aussi très préoccupés par la violence des gangs. «Le Guatemala souffre des retombées de l’existence de gangs qui sont apparus il y a quelques années et qu’on appelle «Maras », explique Manuel Manrique. « Ils pratiquent l’extorsion à peu près sur tout le monde. Ils rackettent les enfants dans les écoles, leur demandant une certaine somme d’argent contre leur sécurité.»

Au Guatemala et au-delà de ses frontières

Le but général du sondage était de renforcer la sensibilisation aux problèmes du pays aussi bien à l’intérieur du Guatemala qu’au-delà de ses frontières. Certains des problèmes les plus fréquents dans ce petit pays peuvent ne pas être bien compris dans le reste du monde.

Les résultats du sondage seront utilisés pour inciter les candidats à prendre en compte les préoccupations des jeunes durant la période électorale, particulièrement celles des jeunes autochtones qui, souvent, ne sont pas prises en compte.

«Nous avons préparé un document que je remettrai personnellement à chacun des candidats et dans lequel nous suggérons un nombre de choses qui doivent être accomplies », explique Mr Manrique.

D’ici au mois de septembre, les candidats du Guatemala auront ainsi l’occasion de réfléchir à qui est important pour cette prochaine génération d’électeurs. Grâce à la Prensa Libre et à d’autres partenaires, les résultats de cette réflexion sont déjà connus.


 

 

Audio (en anglais)

24 juillet 2007 :
Le reportage de la correspondante d’UNICEF Radio, Blue Chevigny, sur le sondage réalisé par la presse auprès des jeunes du Guatemala. 

 Audio: écouter

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