En bref : Ghana

L’UNICEF et la Commission européenne s’allient pour éradiquer la maladie du vers de Guinée

Image de l'UNICEF
© UNICEF Ghana/2008
Le chanteur de reggae ghanéen Rocky Dawuni (à gauche) se joint à Filiberto Ceriani Sebregondi, chef de la délégation de la Commission européenne et à Mme Yasmin Ali Haque, Représentante de l’UNICEF au cours d’une visite de deux jours dans le nord du Ghana.

Par Robin Giri

PROVINCE de SAVELUGU-NANTON, Ghana, 7 juillet 2008 – Le Ghana est le deuxième sur la liste des pays où sévit la maladie du vers de Guinée. Jusqu’à récemment, la province de Savelugu-Nanton au nord du Ghana était celle où l’on comptait le plus grand nombre de cas. On contracte la maladie en buvant de l’eau contaminée par des larves infectées.

Cependant, ces statistiques sont en train d’évoluer suite au lancement l’année dernière d’un projet destiné à fournir des moyens d’approvisionnement en eau, des programmes d’hygiène et un meilleur assainissement dans neuf provinces du nord du Ghana.

Une approche intégrée

Le projet, une approche intégrée pour l’éradication de la maladie du vers de Guinée dans le nord du pays, est soutenu par la Commission européenne et l’UNICEF.

« A cette époque l’année dernière, nous avions plus de 20 patients en même temps rien que dans ce centre », affirme Benni Lariba, Directeur d’un centre de lutte contre le vers de Guinée dans la province de  Savelugu-Nanton. « Cette année, nous n’avons que neuf enfants au centre et nous espérons ne plus en avoir d’ici l’année prochaine ».

Le projet s’adresse à 40 000 enfants et a pour but de bénéficier à 1 million de personnes d’ici à 2011.

Déclin récent

Pouvant atteindre un mètre de long, le vers de Guinée vit dans le corps pendant un an puis il émerge par une ampoule sur la peau extrêmement douloureuse. On ne peut enlever que quelques centimètres par jour et il crée d’intenses douleurs pendant des semaines lorsqu’on le retire. Il n’existe pas de traitement contre le vers de Guinée, on ne peut que le prévenir.

Pour les deux premiers mois de l’année 2008, les chiffres dans cette région du nord montrent une baisse considérable du nombre de cas, passés de 1 800 l’année dernière à la même époque à 80 cette année.

A leur tour, les chiffres au niveau national traduisent une baisse spectaculaire, puisque c’est dans la région du nord que surviennent plus de 80 pour cent des cas au Ghana.

Une visite commune de deux jours

Filiberto Ceriani Sebregondi, le chef de la délégation de la Commission européenne et Mme Yasmin Ali Haque, Représentante de l’UNICEF au Ghana, ont fait dernièrement une visite de deux jours dans la région pour évaluer le projet en cours et pour renforcer la coopération entre les partenaires et les membres des communautés.

M. Sebregondi et Mme Haque étaient accompagnés du célèbre artiste de reggae Rocky Dawuni, qui soutient la campagne menée par l’UNICEF pour une eau salubre.

« Le Ghana a fait des progrès significatifs pour éradiquer la maladie du vers de Guinée. Ces derniers cas peuvent et doivent être supprimés et nous devons le faire en appuyant les efforts des communautés, du gouvernement et des partenaires internationaux », a dit M. Sebregondi au cours d’un concert donné par Rocky Dawuni au complexe sportif de Tamale (Ghana).

Mieux sensibiliser les populations

Un peu plus tôt, M. Sebregondi et Mme Haque sont apparus à la télévision ghanéenne au cours d’une émission très populaire pour parler de la campagne qui permettra de diminuer la fréquence des cas de maladie du vers de Guinée au Ghana.

« Certes, l’accès à de l’eau potable propre et à des installations sanitaires améliorées permettra certainement de diminuer le nombre de cas et d’améliorer la santé des femmes et des enfants de la région, mais il faut en même temps mieux sensibiliser les populations aux méthodes de prévention et à la pratique d’une bonne hygiène ».


 

 

Partenariat UNICEF-Union européenne

Recherche