En bref : France

Altesses et «premières dames» lancent un appel en faveur d’une mobilisation contre l’exploitation sexuelle des enfants.

Image de l'UNICEF
© UNICEF/2007/Harle
De gauche à droite : Suzanne Mubarak, « première dame » d’Egypte, Sa Majesté la reine Silvia de Suède, Bernadette Chirac, « première dame » de France, Sa Majesté la reine Paola de Belgique et Lyudmila Putina, « première dame de Russie », lors de la réunion du comité d’honneur à Paris.

Par Mélusine Harlé

PARIS, France, 18 janvier 2007 – Altesses royales et « premières dames » venues du monde entier ont lancé un appel en faveur d’une mobilisation internationale contre l’exploitation des enfants lors d’une journée d’entretiens qui s’est déroulée hier au Palais présidentiel de l’Elysée.

Bernadette Chirac, l’épouse du Chef de l’Etat, accueillait la première réunion du comité d’honneur du Centre international pour les enfants disparus ou exploités (ICMEC). Son époux Jacques Chirac, le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel et diverses personnalités ont assisté à cette rencontre. 

« Il est de notre devoir d’appeler à une mobilisation massive des gouvernements, des OGN, des entreprises et des citoyens du monde entier afin que l’enfance reste l’âge de l’innocence et des promesses d’avenir et non pas une période de souffrance et de tristesse », a déclaré Bernadette Chirac au début de la réunion.

La « première dame » de France était également entourée de Sa Majesté la reine Silvia de Suède, Sa Majesté la reine Paola de Belgique, la « première dame » d’Egypte Suzanne Mubarak, la « première dame » des Etats-Unis Laura Bush, la « première dame » russe Lyudmila Putina ainsi que l’épouse du président de la commission européenne, Maria Margarita Souza Uva Barroso.

Retrouver les enfants disparus

Environ deux millions d’enfants font chaque année l’objet de trafics transfrontaliers. Lors de la réunion, le comité d’honneur s’est exprimé sur ce qui pouvait être fait pour protéger les enfants contre les enlèvements.

« C’est l’heure du changement », a déclaré Bernadette Chirac qui a annoncé la mise en place d’un numéro unique d’appel pour les disparitions d’enfants. Ce numéro devrait être opérationnel dans l’ensemble de l’Europe d’ici l’été prochain.

Le gouvernement français a récemment mis en place « Alerte enlèvement »,  une version française d’Amber, le système d’alerte initialement développé par la police et les médias des Etats-Unis pour permettre de retrouver les enfants enlevés.

Un cadre juridique commun

Plus de 100 000 sites Internet utilisent des images ou des vidéos pornographiques mettant en scène des enfants. Interpol dispose actuellement d’une banque de données de plus de 500 000 enfants dont les images ont illégalement été publiées sur la Toile.

« Il n’y a pas seulement les sites Internet par lesquels les pédophiles peuvent atteindre les enfants mais aussi les tchats et les blogs », a expliqué Viviane Reding, Commissaire européenne responsable de la Société de l’information. Plus de 60% des jeunes tchateurs font l’objet de sollicitations par des étrangers; 40%  y répondent. »

La reine des Belges a émis quatre propositions susceptibles d’être mises en place par tous les pays membres de la Communauté européenne. Parmi celles-ci : créer une force de police spécialisée dans la protection des enfants; demander aux fournisseurs d’accès à Internet de signaler à la police la pornographie impliquant des enfants.

Un forum européen sur les droits de l’enfant,  auquel participeront des enfants, se déroulera en mars et à ce moment un Coordonnateur européen pour les droits des enfants sera nommé. 

Maria Barroso s’est exprimée en faveur de la création d’un cadre juridique commun en l’Europe pour faire face à l’exploitation des enfants. « Nous devons avoir les moyens de pouvoir nous placer au  côté des enfants », a-t-elle déclaré.


 


 

 

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