Fidji

Mieux sensibiliser les îles du Pacifique au danger de la grippe aviaire

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© UNICEF EAPRO/2007/Shrestha
Des participants cherchent des idées au cours d’un atelier dans le cadre des diverses sessions d’ateliers d’information sur la grippe aviaire et endémique dans les pays des îles du Pacifique.

Par Natthinee Rodraksa

SUVA, Fidji, 8 novembre 2007 – Rossie Sailas est venue de loin pour participer à un atelier sur la grippe aviaire et endémique, à Port-Vila, la capitale du Vanuatu.

« Je ne sais pas ce qu’est, la grippe des oiseaux » dit Mme Sailas, responsable de la santé à Malekula, une île située de l’autre côté d’un long détroit sur le Pacifique. « Je crois que j’en ai entendu parler à la radio mais je ne suis pas sûre de savoir ce que c’est vraiment ni ce que ça peut faire. »

Cette réaction est assez fréquente dans des pays insulaires comme Fidji. Soucieux d’améliorer la prise de conscience des populations dans les régions isolées, le bureau régional de l’UNICEF pour l’Asie de l’Est et le Pacifique organise des sessions nationales sous forme d’ateliers d’information sur la grippe aviaire et les risques de pandémie. L’un des buts de ces ateliers consiste à améliorer l’état de préparation des populations face à une pandémie aviaire ou à d’autres maladies transmissibles à Kiribati, Samoa, aux Iles Salomon et à Vanuatu.

Les ateliers sont soutenus par l’Organisation mondiale de la Santé et le Secrétariat de la Communauté du Pacifique, avec l’aide financière du Gouvernement japonais.

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Un membre de l’équipe de recherches de l’Ecole de Médecine de Fidji interroge des écoliers des zones rurales du Vanuatu pour les aider à apprendre ce qu’il faut faire pour minimiser les risques de transmission de la grippe aviaire.

Renforcer les préparatifs

Au cours des ateliers, plus de 150 personnes – y compris des journalistes et des représentants des départements de santé humaine et animale – ont reçu du matériel d’information sur la grippe aviaire et endémique, ainsi que sur les pratiques  d’hygiène personnelle.

« Ce projet était très opportun. Nous avons de la chance que l’UNICEF ait pris contact avec nous », constate le Directeur de la santé publique du Ministère de la santé de Vanuatu, Len Tarivonda. « Avec ce qui se passe dans les pays voisins, comme l’Indonésie, il est très important que nous soyons prêts si le virus atteint nos côtes. »

De récentes études de l’UNICEF dans la région ont montré que presque la moitié des habitants des pays comme Vanuatu et Kiribati n’ont jamais entendu parler de la grippe des oiseaux. Certes, de par son isolation géographique, le Pacifique Sud peut être moins exposé au virus, mais cette région isolée risque d’être encore plus isolée si une pandémie devait survenir.

Stratégie d’ensemble

En 1918, une grave flambée de grippe connue sous le nom de grippe espagnole a balayé la région. Les conséquences ont été désastreuses : environ 5 pour cent de la population des îles affectées a péri.

Aujourd’hui, l’UNICEF soutient une initiative de stratégie d’ensemble afin de modifier les comportements et éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise jamais.

« Nous espérons apprendre beaucoup de choses de ces exercices et appliquer la même méthodologie de prévention et de préparation pour d’autres maladies infectieuses à l’avenir », a dit M Tarivonda.


 

 

Liens

L'UNICEF renforce la campagne de sensibilisation après l'annonce de décès dus à la grippe aviaire à Bali                                       [avec vidéo]

En Indonésie, L'UNICEF soutient un programme communautaire de prévention de la grippe aviaire                                                  [avec vidéo]

La grippe aviaire et pandémie

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