Éthiopie

L’Assemblée de l’Union interparlementaire lance un appel à l’action en faveur des droits des adolescentes

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© UNICEF Éthiopie/2009/Gudeta
Addis-Abeba, Éthiopie. À l’occasion de la 120e Assemblée de l’Union interparlementaire, des jeunes filles accueillent des parlementaires venus visiter des projets locaux soutenus par l’UNICEF.

ADDIS-ABEBA, Éthiopie, 9 avril 2009 – Les adolescentes des pays en développement sont le plus important réservoir inexploité de richesses pour la stabilité et la croissance de ces pays. En tant qu’acteurs économiques et futures mères, des jeunes filles protégées de la violence, en bonne santé, éduquée et autonomes sur un plan économique ont les moyens d’échapper au piège de la pauvreté et d’être le fer de lance du progrès.

Si on lui en offre la chance, une adolescente se mariera plus tard, aura moins d’enfants et réinvestira presque 90 pour cent de ses revenus pour sa famille. Aujourd’hui cependant, moins de la moitié d’un centième de chaque dollar consacré au développement par la communauté internationale est dépensé en faveur des adolescentes.

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Plus de 600 parlementaires venant de 100 pays se sont réunis cette semaine à Addis-Abeba pour discuter du rôle qu’ils peuvent jouer pour promouvoir la paix, la sécurité, la démocratie et le développement à travers le monde. Parmi les grandes questions à leur ordre du jour figurait l’importance des investissements en faveur des adolescentes – une stratégie essentielle pour répondre aux effets de la crise financière mondiale sur les économies en développement.

 « Une question d'urgence »
Les parlementaires participaient à la 120e Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), une organisation qui réunit les membres de 155 parlements. L’UIP est un important partenaire de l’UNICEF qui aide à mobiliser les parlementaires en faveur des enfants du monde..

« Combattre la discrimination et promouvoir le bien-être et l’autonomisation des adolescentes, ce n’est pas seulement une question de droits humains et d’égalité entre les sexes, c’est aussi un élément central pour le développement et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, » a déclaré le Dr. Theo-Ben Gurirab, président de l’UIP ainsi que de l’Assemblée nationale de la République de Namibie.

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© UNICEF Éthiopie/2009/Fassil
Au dispensaire Kersa Malima Woreda, des parlementaires reçoivent des explications lors de la visite de terrain organisée par l’UNICEF.

« La discrimination sexiste imprègne toutes nos sociétés sans exception et nous devons traiter cette question de façon urgente. Les adolescentes sont parmi les principales victimes, bien qu’elles soient souvent oubliées et invisibles. Nous devons mettre en lumière leur difficile situation, » a ajouté le Dr. Gurirab.


 Conséquences néfastes
Dans de nombreuses régions du monde, les filles représentent le plus fort pourcentage des enfants non scolarisés – et le plus grand nombre des victimes de maltraitance physique, sexuelle et émotionnelle ainsi que d’exploitation économique.

Les filles sont également les plus susceptibles d’être victimes du trafic d’être humains, de disparaître ou de mourir ignorées.

Les programmes destinés à protéger les adolescentes contre la violence, à  favoriser la scolarisation, l’apprentissage de l’autonomie, les compétences sociales, les comportements favorables à une bonne santé, l’accès  à des services de santé sexuelle et procréative auront des répercussions positives pour d’autres objectifs de développement – de la réduction de la mortalité maternelle à celle de la pauvreté, et de la diminution des taux d’infection par le VIH à l’avancement de l’égalité entre les sexes.

Grandir en s’autonomisant
Les parlementaires ont profité de ce séjour en Éthiopie pour se rendre sur le terrain d’initiatives soutenues par l’UNICEF en faveur des enfants et des adolescents vulnérables, ils ont pu ainsi constater de visu la manière dont garantir les droits des adolescentes peut permettre de faire des progrès décisifs vers la réalisation de ces objectifs.

Dans une école primaire équipée et organisée pour répondre spécifiquement aux besoins particulièrement importants pour les filles, comme ceux touchant au VIH/SIDA et à la santé génésique, les parlementaires ont rencontré le directeur et observé les élèves qui participaient à diverses activités extrascolaires.

Les parlementaires ont aussi visité un dispensaire et centre de nutrition de quartier qui enseigne aux adolescentes comment se prémunir contre les maladies transmissibles et la malnutrition, ainsi que l’importance de bonnes habitudes sanitaires et hygiéniques. Ils ont également vu la manière dont les programmes sociaux de transfert monétaire – qui associent soutien éducatif et psychologique à la distribution d’argent – donnent aux adolescentes vulnérables une chance de grandir en se prenant en charge.

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Le directeur du centre Kersa Malima Woreda prend la parole devant les parlementaires en visite.

Grâce à ce genre de programmes, ces jeunes filles ont la possibilité de devenir des citoyennes adultes qui contribueront aux progrès de leur pays tout en satisfaisant leurs propres aspirations.

Une table ronde UNICEF-UIP
Au cours d’une table ronde organisée par l’UIP et l’UNICEF et présidée par Mme Azeb Mesfin, la femme du Président éthiopien, les parlementaires se sont vus rappelés qu’ils avaient une responsabilité essentielle dans l’action destinée à changer le sort des 600 millions d’adolescentes qui vivent aujourd’hui dans les pays en développement.

Au cours de ces échanges, le Dr. Nicholas Alipui, Directeur des programmes de l’UNICEF, a noté qu’une « fille capable de se prendre en charge sur un plan économique peut faire face aux défis de la pauvreté et être agent de progrès. Une fille éduquée et autonome sera mieux à même de prendre soin d’elle-même et d’apporter une contribution à son milieu et son pays, économiquement aussi bien qu’individuellement et en tant que future mère.

« Investir dans les adolescentes ne bénéficiera pas seulement à ces filles elles-mêmes, mais aussi à la société dans son ensemble, » a-t-il affirmé.

Les parlementaires se sont penchés sur trois moyen clés d’améliorer la vie des adolescentes : investir dans l’éducation des filles, lutter contre la violence dont elles sont victimes en toutes circonstances, y compris à la maison et à l’école, collaborer avec les pouvoirs publics et le secteur privé pour leur donner les compétences nécessaires à la vie courante, garantissant ainsi qu’elles pourront négocier avec succès leur passage de l’école au monde du travail.


 

 

Vidéo (en anglais)

7 avril 2009 : un reportage d’Elizabeth Kiem, correspondante de l’UNICEF, sur les visites aux projets de l’UNICEF effectuées par les participants à l’Assemblée de l’Union interparlementaire.
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