En bref : Guinée équatoriale

En Guinée équatoriale, l’UNICEF sauve des vies grâce à de jeunes éducateurs mobilisés contre le VIH/SIDA

Image de l'UNICEF: Equatorial Guinea, AIDS peer educators
© UNICEF Malabo/2008/ Benlloch
Des élèves et de jeunes éducateurs de l’école adventiste de Malabo se consacrent à éliminer les idées reçues sur le VIH et le SIDA

MALABO, Guinée équatoriale, 19 février 2008 – Dans une région où parler de la sexualité reste tabou et où l’abstinence est l’unique moyen de prévention contre le VIH, des milliers de vies sont menacées par le manque d’éducation.

« Avant, parler du SIDA c’était comme être condamné à mort ou comme envoyer quelqu’un en enfer, » affirme Aquilina, une élève de l’école qui est aussi une éducatrice. « J’avais peur car je n’avais pas d’idées précises. Mais je me suis rendue compte que je pouvais partager mes doutes avec mes camarades et, surtout, que je pouvais les aider. »

Pour s’engager dans une campagne de prévention réussie, une meilleure sensibilisation à la menace d’une infection par VIH est nécessaire.

Former de jeunes éducatrices

Apporter davantage d’informations aux hommes, aux femmes et aux jeunes de la Guinée équatoriale est un but qui ne peut être atteint qu’en associant toutes les couches de la population et en communiquant dans tous les dialectes.

Les adolescents et les femmes sont particulièrement exposées au VIH. C’est pourquoi une série de sessions de formation pour les femmes a été organisée en Guinée équatoriale par l’UNICEF, le Comité espagnol pour l’UNICEF et la Croix Rouge. Ces sessions permettent aux participantes de s’exprimer librement sur le VIH/SIDA et d’améliorer leurs connaissances sur la prévention et le traitement de la maladie.

De cette façon, les femmes et les filles deviennent de jeunes éducatrices dans les écoles, à la radio et à la télévision. 

Eliminer les idées reçues

« En plus des activités normales, chacune de nous sensibilise sa famille, ses amis et les gens de notre environnement immédiat,” affirme Elvira, une élève qui est aussi éducatrice. « De cette façon, les messages se diffusent plus rapidement qu’on aurait pu imaginer ».

Ces porte-parole exceptionnels s’emploient à mettre un terme aux mythes, comme par exemple l’idée selon laquelle le VIH peut être transmis par l’air, la transpiration ou les moustiques. Les jeunes éducatrices encouragent la population à respecter et à traiter avec dignité les personnes victimes du VIH et à envisager l’utilisation de préservatifs.

« Mieux sensibiliser contre le SIDA et faire valoir l’importance de comportements plus sûrs, cela m’encourage à aller de l’avant, », affirme Elvira.  


 

 

Campagne contre le SIDA

  Ce site est uniquement disponible en anglais.
Recherche