Égypte

Le projet d’assainissement en Haute-Égypte accorde des moyens aux enfants pour protéger leur environnement

Image de l'UNICEF: Egypt, Sanitation, Environment
© UNICEF Egypt/2008/Wiens
Fatima, 10 ans, élève de l’école Tawayel El Sharqiyya à Sohag, en Égypte.

Par Serene Assir

Lors de la Journée mondiale de l'eau, le 20 mars 2008, l'UNICEF s'est concentré sur l'importance de l'assainissement et l'hygiène afin de rencontrer les défis globaux pour une eau saine. Voici une des séries de reportages sur le sujet.

SOHAG, Haute-Égypte, 27 mars 2008 – À l’école Tawayel El-Sharqiyya, Fatima, 10 ans, est un leader naturel que ses pairs admirent. Lorsque Fatima parle haut et fort du besoin urgent de commencer à protéger l’environnement, les autres élèves écoutent. Elle espère qu’ils suivront également son exemple.

« J’ai beaucoup appris sur les façons de préserver l’environnement à l’école, » a dit Fatima. « Maintenant, quand je rencontre un enfant qui ne prend pas soin de l’environnement, je suis désolée pour lui, et j’essaie toujours de lui dire comment changer de comportement. »

C’est en partie grâce au projet de l’UNICEF Éducation en matière d’assainissement et d’hygiène en milieu scolaire (School Sanitation and Hygiene Education – SSHE), lancé l’an dernier, que Fatima s’est engagée en faveur d’une plus forte sensibilisation à l’égard de l’environnement dans son école et dans son village. L’école de Fatima fait partie des 373 écoles primaires des gouvernorats d’Assiout, de Sohag et de Qena concernées par le projet SSHE. 

Le projet a eu de nombreuses retombées positives sur les communautés très unies des villages et villes de Haute-Égypte.

Encourager le respect de la nature

L’approche globale et participative du projet SSHE est à la base de sa réussite. Jusqu’à présent, plus de 1 400 enseignants ont reçu une formation pour transmettre efficacement des messages essentiels sur l’environnement, l’assainissement et l’hygiène. Les enseignants formés enrôlent ensuite d’autres membres de l’équipe scolaire pour la traduction dans les faits de ces messages importants.

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© UNICEF Egypt/2008/Wiens
Des arbres sont plantés sur le terrain de l’école élémentaire de Zarzara.

Pour certains enfants, le concept du respect de l’environnement était nouveau. Mais de nombreux enfants de cette région rurale de Haute-Égypte avaient déjà un respect inné de la nature, et le programme a eu le mérite de les inciter à traduire ce qu’ils croyaient en actions.

« Maintenant, lorsque je vois des gens jeter des choses par terre dans la rue, je leur dis de ne pas le faire » dit Islam, 13 ans, un élève de l’école élémentaire Zarazra à Sohag. En apprenant aux autres à respecter l’environnement, Islam a aussi appris à se respecter lui-même. « Étant tellement impliqué dans le projet de sensibilisation à l’égard de l’environnement, je suis devenu plus axé sur mes études. Je pense que si on est bon dans un domaine, on essaie aussi de faire de son mieux dans d’autres domaines. »

L’engagement vis-à-vis des régions les plus pauvres

Dans la mesure où ils grandissent en Haute-Égypte, les enfants des régions cibles du projet SSHE sont parmi les plus pauvres d’Égypte. En donnant des moyens à ces enfants et à leurs communautés pour s’attaquer à leurs propres problèmes d’assainissement et d’environnement, l’UNICEF et ses partenaires du Ministère de l’éducation espèrent leur donner les moyens de se prendre en charge pour la vie entière.

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© UNICEF Egypt/2008/Wiens
À l’école de Zarazra, les enfants se lavent les mains avant le déjeuner.

« L’engagement du Gouvernement égyptien a été essentiel pour le succès obtenu jusqu’à présent », a dit le responsable du secteur Survie et développement du jeune enfant, en Egypte, le docteur Vijayakumar Moses. « Nous croyons que ce que ces enfants ont appris en s’impliquant dans ce projet va contribuer à leur développement et les aider à mener des vies plus saines et plus productives. »

L’UNICEF fournit également un soutien technique et financier afin d’améliorer les toilettes et les lavabos dans des établissements scolaires cibles. Le but est d’encourager de meilleures pratiques d’hygiène chez les enfants.

« Si nous sommes propres, nous risquons moins d’être malades, » dit Islam. « Je crois beaucoup en ce que nous faisons pour nous-mêmes et pour l’environnement. Je vois que la ville toute entière en a profité, et nous devons continuer à agir. »


 

 

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