République démocratique du Congo

Contexte


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This map does not reflect a position by UNICEF on the legal status of any country or territory or the delimitation of any frontiers.

On a peu parlé dans les médias des combats ayant lieu en République démocratique du Congo, qui comptent pourtant parmi les conflits les plus meurtriers que le monde ait connus depuis la deuxième guerre mondiale. En moins de cinq ans, 3,3 millions de personnes, des civils pour la plupart, auraient trouvé la mort.

Beaucoup ont été tués pendant les combats, mais beaucoup plus nombreux encore sont ceux qui sont morts de faim ou ont succombé à diverses maladies. Les habitations, les hôpitaux et les écoles ayant été détruits, les familles et les communautés qui essaient d'échapper aux combats se trouvent privées de vivres, d’eau, d’abri ou d'autres services de base.

Les enfants sont de loin les plus vulnérables. Des centaines de milliers d'entre eux sont morts de malnutrition et d'autres maladies qui auraient pu être évitées.

En mai 2003, des combats ont éclaté dans la province d’Ituri, dans l’Est du pays. Ils se sont rapidement propagés à Bunia, la plus grande ville de la région, ce qui a contraint quelque 40 000 femmes et enfants à s'enfuir. Selon les informations dont on dispose, des milliers d'enfants ont été témoins d'actes de barbarie et ont vu leur mère, leur père et leurs frères et sœurs assassinés.

Les priorités de l’UNICEF

Face à la crise, l’UNICEF a réagi dans les 48 heures, en acheminant par avion des fournitures dans la région, en vue d’aider les civils encerclés par les combats. Ces fournitures comprenaient plus de dix tonnes de colis de médicaments essentiels, de conteneurs d’eau, de matériel de perfusion intraveineuse, de tentes, de bâches en plastique, de sels de réhydratation orale (pour traiter la diarrhée), de jerricanes et de systèmes de purification de l'eau.

Après avoir participé à l'installation d'un centre de soins d'urgence aux blessés, ainsi que de centres d'alimentation thérapeutique pour fournir aux enfants souffrant de la malnutrition du lait et des sels de réhydratation orale, l'UNICEF a continué à acheminer par avion des biscuits protéiniques et des bâches en plastique destinés aux personnes déplacées.

En outre, l’UNICEF a installé d’énormes réservoirs d'eau destinés à 40 000 personnes, a participé à la construction de latrines et a organisé la remise en état du système d’approvisionnement en eau de Bunia. L'organisation a également envoyé sur place un spécialiste de la protection de l'enfance chargé de commencer à identifier les enfants ayant été séparés de leur famille pendant les combats et à les aider à retrouver leur famille. Plus récemment, l'UNICEF a établi un centre de traitement du choléra dans l'éventualité d'une autre épidémie comme celle qu’a connue le pays en septembre 2002.

Ces mesures ont permis de sauver la vie de milliers d'enfants, mais beaucoup d’efforts restent à faire. D'après les dernières informations disponibles, il semblerait que des groupes armés de la République démocratique du Congo continuent de forcer des milliers d'enfants à se battre et à commettre des atrocités. Certains de ces enfants n'ont pas plus de dix ans. Selon certaines sources, jusqu'à un tiers de tous les enfants du pays auraient été forcés de prendre les armes. En même temps, des informations faisant état du viol, de la mutilation et de l'assassinat de centaines de femmes et de filles dans la province d’Ituri commencent à nous parvenir.

La Directrice générale de l’UNICEF, Carol Bellamy, a demandé à toutes les parties au conflit de mettre fin aux actes de violence perpétrés contre des civils, au recrutement d'enfants et à la destruction d'écoles et de centres de santé. Elle a rappelé que les organisations humanitaires devaient impérativement pouvoir accéder en sécurité et sans aucune restriction à toutes les populations vulnérables.

L’une des meilleures façons d'aider les enfants à faire face aux brutalités et à la violence et à la peur constante dans laquelle ils vivent consiste à leur donner l'occasion de retourner à l'école. Les écoles donnent aux enfants (et aux parents) un semblant de normalité, ainsi qu'un lieu sûr pendant la journée. Cela vaut particulièrement pour les filles qui risquent davantage d'être victimes d'agressions sexuelles lors des combats qui ont actuellement lieu.

En juin, l'UNICEF a aidé à rouvrir les écoles de Bunia et de Beni de façon à ce qu'un millier d'élèves des écoles primaires puissent passer leur examen de fin d’année. L'organisation fournit actuellement des équipements afin que les écoles restent ouvertes.La poursuite des efforts de l'UNICEF dépendra des fonds alloués pour remédier à cette situation d'urgence qui passe inaperçue.


 

 

Les enfants piégés par la guerre

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