République démocratique du Congo

Aider les mères à prévenir la transmission du VIH en RD du Congo

Image de l'UNICEF
© UNICEF RDC/2009/Marinovich
Une classe prénatale à Likasi, en République Démocratique du Congo. Un programme de Prévention de la transmission de la mère à l'enfant (PTME) a été d'abord présenté dans la Province en 2004. Depuis lors, avec l'aide de l'UNICEF, ces services sont maintenant disponibles dans 26 sites.

La Directrice générale de l'UNICEF Ann M. Veneman se trouve pendant cinq jours en République démocratique du Congo pour évaluer la situation des femmes et des enfants dans ce qui est largement considéré comme la pire crise humanitaire en Afrique. On trouvera ci-dessous le premier d'une série de reportages sur le sujet.

Par Shantha Bloemen

KATANGA, RD du CONGO, 27 août 2009 - Louise Ngone est l'infirmière en chef du Centre de santé Kikula au Katanga. Louise - ou « Maman Louise » comme on l'appelle affectueusement - se bat sans relache et avec passion pour tous les enfants nés dans sa clinique et  pour que le moins possible naissent avec le  VIH.

Bien que chaque semaine, en moyenne, 25 bébés naissent à la clinique Kikula, le personnel et les bénévoles se consacrent au respect de la confidentialité des patientes, ainsi qu'au contrôle et au suivi attentif  de leurs soins post-hospitaliers.

Sans doute du fait de cette attention supplémentaire, le centre de Kikula accueille actuellement le plus grand nombre de femmes enceintes de la province acceptant de faire le test du VIH. 

Un travail social de proximité bénévole 
Une caractéristique importante de la clinique est son réseau de volontaires effectuant un  travail social de proximité comme Elizabeth Ida Muteta - Elle est à la fois leader communautaire, maitressee d'école et mère de dix enfants. Elle visite les femmes enceintes à la maison pour les encourager eelles et leurs maris à faire le test du VIH.

« Je suis bénévole pour aider ma communauté à changer ses comportements, » explique Mme Muteta. « Nous devons l'instruire et combler le fossé existant entre elle et le centre médico-social. »

Louise Ngone et son équipe travaillent dur pour instaurer une relation de confiance avec ses femmes, dont beaucoup craignent typiquement de divulguer leur statut VIH ou même de faire le test. La discrimination des personnes vivant avec le VIH reste un problème inquiétant.

« Pour des raisons de confidentialité, nous encourageons les femmes à expliquer elles-mêmes leur statut VIH à leur mari. Une fois que c'est fait, nous pouvons le contacter afin de lui proposer de faire le test, » explique Louise Ngone. 

« Peu de  maris acceptent le test. Quelques uns ont abandonné leur femme et ont divorcé avec leurs femmes sans bien sûr avoir eux-mêmes subi le test. » 
 
Prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant

Sur le plan national, on estime qu'en RDC seulement neuf pour cent des femmes enceintes vivant avec le VIH reçoivent  un traitement antirétroviral (ARV)..

Le programme de Prévention de la transmissionde la mère à l'enfant (PTME)  a été introduit dans la province en 2004. Le centre médico-social Kikula fait partie des quatre établissements fournissant un service de PTME à 124 000 résidantes de la zone. Avec l'aide de l'UNICEF, ces services sont maintenant disponibles dans 26 sites à travers la province du Katanga.

Le programme de PTME offre des leçons prénatales et anténatales qui expliquent aux jeunes mamans à quoi s'attendre au cours de la grossesse et à l'accouchement, comment rester en bonne santé et comment protéger leur futur  bébé du VIH. 

En 2008, le gouvernement congolais a approuvé une stratégie nationale pour la PTME afin d'étendre des services. Mais cela exigera un investissement massif dans le système de santé et l'infrastructure, particulièrement dans les zones rurales.

Améliorer les choix de traitement
 
Il y a un long chemin à parcourir avant d'arriver à améliorer les soins contre le  VIH et le SIDA dans le pays. Au Congo, avec seulemt 6000 docteurs pour une population d'environ 60 millions de personnes, l'infrastructure de santé est très insuffisante et n'existe pratiquement qu'en milieu urbain. 

« Ce secteur est caractérisé par l'existence de beaucoup de carrières d'extraction et par une population vivant dans des conditions de  pauvreté, » décrit Ndjiby Delor du ministère de la Santé, Docteur en chef à Likasi. Il note aussi qu'il y a un niveau élevé de prostitution. « Nous craignons que si nous ne créons pas un programme , beaucoup de personnes contracteront le VIH. »

L'accès au traitement s'améliorant lentement, particulièrement maintenant que le pays reçoit une aide du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, les comportements publics changent.
 
« Maintenant que nous avons des traitements médicaux, c'est plus facile, » précise Louise Ngone. « Auparavant, les maris ne demanderaient, " qu'allez-vous faire pour moi une fois que j'aurai fait le  test ? Me donnerez vous autre chose que des conseils ? " Désormais nous pouvons leur expliquer l'importance de faire ce test et d'obtenir un traitement. »


 

 

Vidéo (en anglais)

Un reportage de la correspondante de l'UNICEF Natacha Ikoli sur une clinique au Katanga en RD du Congo qui travaille avec les femmes pour prévenir la transmission du VIH.
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