En bref: Djibouti
Le Centre pour les femmes séropositives donne un nouvel espoir
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| © UNICEF video |
| Dans la ville de Djibouti, une femme entre dans le centre du Nouvel espoir. |
Par Thomas Nybo
DJIBOUTI, Djibouti, 15 décembre 2005 - Dans un quartier pauvre de la ville de Djibouti, coincée entre des immeubles, on trouve une nouvelle association destinée aux femmes séropositives. Elle s'appelle le «Nouvel espoir » et c'est une femme séropositive, Aisha Halim, qui l'a créée. Le programme aide à présent une centaine de femmes séropositives. Le gouvernement a fourni des locaux à « Aisha », qui s'est maintenant tournée vers l'UNICEF afin de bénéficier d'un appui technique et matériel.
« Nous devons encourager cela », déclare le responsable de la Communication de l'UNICEF, Omar Habib, « car [le VIH] touche davantage les femmes que les hommes. Il leur a fallu beaucoup de temps pour se faire accepter et, au début, la communauté n'y tenait guère. Il est bon qu'elles disposent maintenant d'un local dans un quartier défavorisé. Cela va contribuer à un changement des comportements et va permettre de voir que ces personnes sont semblables aux autres ».
L'association propose actuellement de l'information sur le traitement et la prévention du VIH/SIDA. Un bon nombre de femmes ont le sentiment qu'il leur est impossible de garder chez elles des médicaments antirétroviraux dont leur vie dépend, car elles craignent d'être jetées dehors par leur mari s'il apprenait leur séropositivité. Elles se tournent vers le «Nouvel espoir » pour protéger leur intimité et bénéficier de discrétion.
« Aisha » estime que c'est l'existence de ses deux enfants qui lui a donné le courage de créer le Nouvel espoir. « J'étais obligée de lutter à cause d'eux. J'ai des responsabilités. Je veux les voir grandir », dit-elle. À Djibouti, plus de 5 000 enfants sont devenus orphelins du fait du VIH/SIDA. Des programmes novateurs tels que le «Nouvel espoir » travaillent, famille par famille, à ce que ce nombre d'orphelins n'augmente pas.
Vidéo (en anglais)
15 décembre 2005 :
Le correspondant de l'UNICEF, Thomas Nybo, décrit un centre, fondé à Djibouti et destiné aux femmes séropositives.
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