En bref: Danemark

Les évènements de la «Journée de la jeunesse» dynamisent la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique

Image de l'UNICEF
© UNICEF/2009/Becker-Jostes
L’ambassadeur pour le climat, Toriqul Momen, 15 ans, du Bangladesh, donne une présentation au sujet des effets du changement climatique sur son pays, durant la Journée de la jeunesse, le quatrième jour de la COP15, à Copenhague, le 10 décembre.

Par Joan Howe

COPENHAGUE, Danemark, 10 décembre 2009 – À la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (la COP15), au Bella Centre, des centaines d’enfants, dont huit ambassadeurs de l’UNICEF pour le climat, ont arboré de brillants t-shirts oranges et verts afin de célébrer la « Journée de la jeunesse ».

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Des évènements, axés sur les jeunes du monde  entier et reflétant leurs préoccupations,  se sont déroulés parallèlement aux négociations à huis clos entre les gouvernements mais en dehors. 

« Il est tard, mais pas trop tard », tel a été le message des jeunes délégués.  

Aux séances de la Journée de la jeunesse, les thèmes abordés allaient de l’éducation comme catalyseur de l’action à l’agriculture et aux dialogues entre les générations sur les catastrophes.    

Les ambassadeurs pour le climat de Bolivie, d’Haïti, de Zambie et du Bangladesh ont parlé avec passion de l’impact du climat sur la vie de la population dans leur pays. Les jeunes ont convenu que les décisions des prochaines semaines auraient une incidence durable sur les générations à venir. 

« La terre n’est pas un cadeau mais quelque chose que nous empruntons et qu’il nous faut rendre, pour les générations futures, » a dit Darwin Peña, 17 ans, de Bolivie.

Des actions concrètes de la jeunesse

Marie Moïse Louissaint, 16 ans, de Haïti, et Kondwani Banda, 17 ans, de Zambie, font partie d’un mouvement de jeunes qui a contribué à sensibiliser les communautés affectées et les a impliquées dans des prises de décision concrètes – telles que le fait de planter des arbres – afin d’atténuer les effets dévastateurs de la déforestation et de la surexploitation agricole.

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© UNICEF/2009/Becker-Jostes
Les animateurs et des ambassadeurs pour le climat écoutent pendant une présentation de la Journée de Jeunesse au COP15.

« Je crois que nous, les enfants, nous pouvons faire bien des choses pour nos communautés respectives, » a expliqué Kondwani.  « Parfois, dans la vie, la dépendance n’est pas la bonne réponse et nous pouvons tous avoir un rôle. Il faut se déplacer et diffuser l’information sur l’environnement. Cela peut consister simplement à fermer la lumière ou à parler à un ami du changement climatique mais c’est une étape, une étape vers un bel avenir, durable et renouvelé ! Je vous invite donc à commencer dès maintenant, sans attendre les dirigeants car cela commence avec nous ! »

Les représentants des gouvernements ont confirmé que les jeunes, en se faisant entendre, permettaient d’avancer dans la lutte contre le changement climatique. 

Le ministre de l’Environnement des Maldives, Mohamad Aslam, a approuvé cette demande d’exercer des responsabilités, exprimée publiquement, par ceux qui « vont voter demain ».  Il a porté au crédit des jeunes le fait d’inciter la COP15 à se focaliser sur des accords mettant en relief les objectifs positifs et sur ce qui pouvait être réalisé.

La question déterminante de notre temps

Ovationnée, Ruchi Jain, 23 ans, qui est membre de l’Indian Youth Climate Network (Réseau indien de la jeunesse pour le climat), a décrit la force de ceux qui se réunissent pour faire entendre leur voix et transmettre un message aux gouvernements dans le monde entier.  Elle a parlé de la confiance « fragile et sincère » qu’elle avait dans les dirigeants se trouvant à Copenhague.  

Le Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Yvo de Boer, a réfléchi en silence avant de répondre que la confiance devait se gagner. 

Janos Pasztor, Directeur de l’Équipe de soutien des Nations Unies face aux changements climatiques, a confirmé que, pour le Secrétaire général des Nations Unies, la question du changement climatique était « la question déterminante de notre temps ». Il a déclaré que, les jeunes et les générations futures étant les plus concernés, il était nécessaire que les dirigeants les entendent à la COP15.

Dans le cadre de ce mouvement massif lancé pour arrêter le changement climatique, Thomas Spencer, un jeune délégué allemand, a délaré à l’ensemble des dirigeants que « la première génération à être mondiale » admettait la gravité du défi, mais qu’elle savait également qu’un changement était possible.


 

 

Vidéo (en anglais)

10 décembre 2009 :
Le reportage de la correspondante de l'UNICEF, Natacha Ikoli, sur les activités de la Journée des jeunes à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique.
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