Cuba

L’ambassadeur de bonne volonté Danny Glover s’est rendu à Cuba pour soutenir les populations d’ascendance africaine

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© UNICEF Cuba/2011/Garcia
L’Ambassadeur itinérant de l’UNICEF Danny Glover a exprimé son soutien aux populations d’ascendance africaine des Amériques à La Havane, à Cuba.

Par Arsenio Garcia

LA HAVANE, Cuba, 20 juin 2011 – L’Ambassadeur itinérant de l’UNICEF, et acteur de renommée internationale, Danny Glover s’est rendu à La Havane la semaine dernière pour assister à la séance d’ouverture de l’atelier régional intitulé « Cuba et les populations d’ascendance africaine des Amériques ».

L’événement appuyé par l’UNICEF était organisé par l’Institut cubain pour la recherche culturelle Juan Marinello, dans le cadre de l’année internationale des personnes d’ascendance africaine.

Un rassemblement mémorable

À son arrivée à La Havane, Danny Glover a rendu visite à l’Ensemble national de folklore, où il a assisté à un atelier de musique et de danse créé par des garçons, des filles et des adolescents pour préserver leur héritage africain. 

« Leur travail est extraordinaire, merveilleux. Voilà ce que devraient faire de nombreuses institutions culturelles dans le monde », a affirmé Danny Glover. « En qualité d’Ambassadeur itinérant, je dois avouer que je me sens fier que l’UNICEF soutienne ce genre d’initiative. Nous ne pouvons pas parler des transformations qui s’opèrent en Amérique du Sud sans tenir compte de l’influence africaine ».

Lors de son voyage, Danny Glover et les autres membres de la délégation ont retrouvé au siège de « La Colmenita » le directeur de la compagnie Carlos Alberto “Tin” Cremata, et ont assisté à une représentation improvisée des membres de la troupe.

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Lors de sa visite à La Havane, à Cuba, Danny Glover s’est rendu au siège de « La Colmenita », où une troupe de danse a fait une représentation pour la délégation.

Le représentant permanent de l’UNICEF à Cuba, José Juan Ortiz Brú a accueilli les participants de l’atelier et les a remerciés pour leur plaidoyer en faveur des droits des populations d’ascendance africaine et exclues.

« C’est un véritable d’honneur d’avoir Danny Glover et James Early avec nous, une fois encore, dans le cadre de la réaffirmation des valeurs de la culture africaine à Cuba, en Amérique latine et dans les Caraïbes », a affirmé José Juan Ortiz Brú.

L’appui aux populations d’ascendance africaine

L’atelier, auquel ont assisté un grand nombre d’intellectuels, d’universitaires et de leaders d’ascendance africaine d’Amérique du Nord, d’Amérique latine et des Caraïbes, était parrainé par l’Institut cubain pour la recherche culturelle Juan Marinello et par le ministère de la Culture de Cuba.

Un groupe de l’ONU, composé de représentants de l’UNICEF, de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), de l’ONU Femmes et dirigé par le Bureau de la coordonnatrice résidente, a mis en avant l’engagement considérable de chacune de ces organisations dans l’appui aux populations d’ascendance africaine, très touchées par l’exclusion dans de nombreux pays du monde, notamment en Amérique.

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Danny Glover a rencontré des enfants et des adolescents lors de sa visite à l’atelier « Cuba et les populations d’ascendance africaine des Amériques » à La Havane, à Cuba.

« Au sein des Nations Unies, nous sommes convaincus que la diversité est saine ; elle est synonyme de culture et de développement », a affirmé Bárbara Pesce-Monteiro, coordonatrice résidente à Cuba. « Nous avons également conscience qu’une seule année ne suffit pas pour résoudre les injustices et renforcer l’engagement vis-à-vis de la question des populations d’ascendance africaine, une idée qui remonte aux principes inscrits dans la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme ».

Combattre la discrimination

Pour conclure l’événement, Ana Carolina Querino, coordonatrice régionale du programme de l’ONU-Femmes sur les sexes, les races et la pauvreté a parlé du manque de valeur accordée à la culture et à l’héritage africains sur le continent.

« Dans nos pays, les enfants et les adolescents ne sont pas suffisamment formés à la possibilité d’avoir une image positive de leur identité en tant que descendants d'africains », a-t-elle expliqué.

Dans les Caraïbes, environ 70 pour cent de la population est d’ascendance africaine. Bien qu’elles représentent une part importante de la population en Amérique latine et dans les Caraïbes, les populations d’ascendance africaine sont les plus touchées par les discriminations et la violation de leurs droits.


 

 

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