Côte d'Ivoire

Améliorer les chances des enfants sous-alimentés en Côte d'Ivoire

Image de l'UNICEF
© UNICEF Côte d'Ivoire /2009/Gangale
Silué Kewa Tchewa à la maison, avec son nouveau-né, à Korhogo. Après la naissance de son neuvième enfant, elle a du mal à produire du lait. À ce centre d'alimentation thérapeutique appuyé par l'UNICEF elle reçoit une aide.

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 1er avril 2010 – Depuis que son neuvième enfant est né, les seins de Silué Kewa Tchewa n'ont plus produit la moindre goutte de lait. Il en résulte que son enfant âgé de six semaines a un un poids insuffisant.

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Mais récemment, son bébé a pris près de 200 grammes − en seulement quelques jours − quand il a été amené au centre de thérapeutique nutritionnelle de la Croix Rouge et appuyé par l'UNICEF.

« Après la naissance, je n'ai pas eu de lait pendant deux semaines, » raconte Silué Kewa. « Une voisine m'a parlé de ce centre, mais j'espérais que je produirais du lait à nouveau. J'ai acheté des médicaments à la pharmacie pour stimuler ma lactation, mais cela n'a marché que deux heures. »

Accuser les mauvais esprits

« Quand l'enfant est sous-alimenté, sa croissance est ralentie. Les parents ne l'aiment pas et blâment les mauvais esprits » explique  le directeur du centre nutritionnel de la Croix-Rouge, Salimata Coulibaly. « Certains abandonnent leur enfant. Notre première tâche est d'expliquer pourquoi l'enfant est malade, quelles en sont  les causes et comment ils peuvent améliore sa santé. »

Dans cette zone rurale, le coton constituait autrefois la culture principale. La crise économique - combinée à une crise politique en Côte d'Ivoire - a affaibli beaucoup de familles. Les fermiers sont forcés de vendre la totalité de leur production légumière pour pouvoir joindre les deux bouts - et ne peuvent en garder une partie pour leur propre consommation.

Dans les villages l'incidence de la malnutrition est très élevée. L'UNICEF travaille avec les autoritxés publiques et les ONG pour aider ces communautés et améliorer leur connaissance des questions nutritionnelles. Les agents de santé communautaire assurent localement la diffusion et le suivi des programmes.

Fournir nourriture et soins

Aujourd'hui, au dispensaire rural de Bahouakaha, quatre agents de santé bénévoles arrivent pour s'occuper de près de 150 femmes désirant faire contrôler le poids de  leurs jeunes enfants.

Dans la foule, Yegnon Silué qui assiste à la mesure du poids de Salome, sa petite fille de près de deux ans, par les agents de santé. Le mois dernier, elle pesait 8,7 kg. C'était tout juste avant de connaître une sévère crise de diarrhée, et aujourd'hui elle pèse à peine 7,9 kgs. M. Silué, lui se rend au dispensaire, où il recevra un sac de haricots et un kilo de farine de soja qui lui fera  la semaine.

Dans les cas plus sérieux, les enfants sont dirigés vers l'hôpital de Korhogo.


 

 

Vidéo (en anglais)

11 février 2010 : le reportage de la correspondante de l'UNICEF, Eva Gilliam sur les efforts de l'UNICEF pour combattre la malnutrition en Côte d’Ivoire.
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