Côte d'Ivoire

Améliorer l'enregistrement des enfants à la naissance en Côte d'Ivoire

Image de l'UNICEF: Côte d'Ivoire, birth registration
© UNICEF video
Souvent les enfants ne peuvent s'inscrire en enseignement supérieurparce qu'il leur manque un certificat de naissance et de tout document légal.

Par Eva Gilliam

ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 2 juin 2009 –  C'est mardi matin et les enfants des environs très peuplés d'Abobo se préparent pour une nouvelle journée studieuse.

Une fois qu'ils sont en cinquième année, ils doivent présenter un acte de naissance. Cela signifie qu'au moins la moitié d'entre eux ne pourrons pas se présenter aux examens nationaux et continuer leurs études. Ces statistiques sont encore plus mauvaises dans le dans le nord et le nord-ouest du pays, où l'UNICEF estime que sept  enfants sur dix ne sont pas enregistrés à la naissance.

« Ils m'ont dit de venir avec mes papiers » raconte Victoirine Coulibaly, 15 ans, « mais je ne les avais pas.  Ils m'ont dit de les apporter le lendemain, ou sinon je ne pourrai pas passer les examens. »

Une brève fenêtre pour l'enregistrement à la naissance

La Représentante de l'UNICEF en Côte d'Ivoire Maarit Hirvonen explique que le processus administratif ne devient compliqué que si l'enfant n'a pas été enregistré dans les trois mois suivant la naissance. 

« En principe, c'est au père de faire cela, » continue Mme Hirvonen. « Les mères attendent du père qu'il s'en occupe, et bien souvent ce n'est pas le cas. Cela signifie alors qu'il faut aller devant les tribunaux ce qui est un exercice coûteux et difficile. »

Et, même si un parent avait le temps et l'argent, cela lui prendrait du temps pour aller enregistrer son enfant, beaucoup ne peuvent pas couvrir la distance exigée pour accomplir les formalités au centre dont dépend le lieu de naissance de l'enfant.

Adama Coulibay, qui a la charge de son neveu, décrit certaines des difficultés qu'elle rencontre : « je devrais aller jusqu'au tribunal de Kigoro, à 600 km d'Abidjan pour faire la demande au Juge et qu'il me donne ensuite un rendez-vous nécessitant la présence des deux parents et de l'enfant. »

Glisser hors du cadre réglementaire

Les enfants forcés de quitter l'école en l'absence d'un statut administratif se retrouvent souvent comme manoeuvres, mécaniciens ou couturières. Aujourd'hui encore beaucoup d'enfants livrés à eux mêmes glissent hors du cadre réglementaire et deviennent invisibles au système. 

Les élections programmées pour la fin de cette année, attirent déjà l'attention sur le statut administratif des adultes. L'UNICEF a développé un plan stratégique de travail au niveau national pour enregistrer des millions d'enfants.

« Nous commencerons avec 150 000 enfants, » explique Mme Hirvonen, « en travaillant avec le gouvernement et nos partenaires et nous essaierons d'améliorer le système d'enregistrement civil et renforcerons celui-ci également au niveau des communautés, afin de le rendre plus accessible à la population. »

Dans l'intervalle, l'UNICEF se prépare à dérouler son nouveau plan et à donner une identité à l'avenir de la Côte d'Ivoire – un enfant à la fois.


 

 

Vidéo

Un reportage de Eve Gilliam de l'UNICEF sur les efforts menés afin d'améliorer l'enregistrement des enfant en Côte d'Ivoire.
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