Chine

Les premiers Ambassadeurs chinois de la jeunesse contre le SIDA organisent une cérémonie sans précédent sur la Grande Muraille

Image de l'UNICEF
© UNICEF 2006/China/Li Mingfang
Lors d’une manifestation organisée sur la Grande Muraille, le comédien Pu Cunxin, le premier Ambassadeur de Chine contre le SIDA, promet, avec de nouveaux Ambassadeurs de la jeunesse, « d’apprendre, de partager et de soigner ».

Par Charles Rycroft

BEIJING, Chine, 12 avril 2006 – À l’ombre de la Grande Muraille de Chine, la semaine dernière, l’UNICEF et le Comité national de Chine pour les soins aux enfants ont annoncé la formation d’un réseau de 100 Ambassadeurs de la jeunesse contre le SIDA.

Lors d’une cérémonie se déroulant en dehors de Beijing, le comédien Pu Cunxin, le premier Ambassadeur contre le SIDA de Chine, était à la tête des 50 nouveaux  Ambassadeurs de la Jeunesse qui ont promis, en ce qui concerne le VIH/SIDA, « d’apprendre, de partager et de soigner ». Les ambassadeurs – âgés de 12 à 24 ans – se sont engagés à apporter leur soutien à la campagne mondiale UNISSONS-NOUS POUR LES ENFANTS CONTRE LE SIDA, en apprenant 10 éléments clés sur le VIH/SIDA, en diffusant ces informations auprès de leurs amis et de leur communauté, et en prenant soin d’enfants et de familles touchés par la maladie.

Le moteur du changement

Des représentants du gouvernement, des Nations Unies et des partenaires de la société civile dans la campagne mondiale ont assisté à cet événement, ainsi que plus de 300 enfants.

Le Représentant de l’UNICEF en Chine, Christian Voumard, a ouvert la manifestation en expliquant de quelle manière les jeunes pouvaient devenir le moteur du changement. Ceci est particulièrement vrai, a-t-il expliqué, dans un pays où vivent près de 20 pour cent de la population mondiale des 10 à 24 ans.

« S’ils peuvent apprendre 10 faits concernant le SIDA, partager cette information avec leurs amis et agir pour battre en brèche la honte et la discrimination associées à la maladie, le monde entier en bénéficiera », a dit M. Voumard. « C’est la raison pour laquelle nous nous assurons aujourd’hui que des jeunes participent à cette campagne ».

Image de l'UNICEF
© UNICEF 2006/China/Li Mingfang
Lors de la cérémonie inaugurale, un orchestre d’enfants joue pour les Ambassadeurs de la jeunesse contre le SIDA, venus de six provinces de Chine.

Une expérience de première main

Les nouveaux ambassadeurs viennent de six provinces et ils ont été choisis par leur communauté. Tous ont déjà prouvé leur engagement en diffusant des informations sur le SIDA dans leur école et leur communauté et en apportant leur soutien aux enfants et aux familles touchés par le virus.

Une Ambassadrice de la jeunesse, infirmière dans un hôpital de Beijing, a indiqué qu’elle consacrait son temps libre à contribuer à ce que les personnes qui vivent avec le VIH/SIDA dans les campagnes reçoivent régulièrement leurs médicaments. On peut citer parmi la contribution d’autres ambassadeurs la création d’un site Internet et la formation de jeunes pour servir d’éducateurs à leurs pairs en matière de SIDA.

Certains Ambassadeurs de la jeunesse, tels que Xiao Dan, qui est âgée de 13 ans, ont eux-mêmes été victimes de la discrimination qu’entraîne le SIDA. Lorsque sa mère est tombée malade, Dan a dû quitter la ville pour vivre avec son grand-père.

« Les gens du village me regardaient de travers, se rappelle-t-elle, aucun enfant ne jouait avec moi et les voisins disaient toutes sortes de méchancetés sur ma mère ». 

L’Ambassadrice Juan Juan, 17 ans, a évoqué le décès de sa mère, il y a deux ans, à la suite du SIDA. Son père et sa sœur sont séropositifs, et la famille est la victime de l’opprobre sociale qu’engendre le manque de connaissances sur le VIH/SIDA.

Image de l'UNICEF
© UNICEF 2006/China/Li Mingfang
Une plaque, commémorant le lancement de l’initiative des Ambassadeurs de la jeunesse contre le SIDA, est dévoilée lors de la cérémonie.

« Les gens autour de nous ne savent pas grand-chose sur le SIDA », dit Juan. « Le SIDA n’est pas ce que pensent les gens. Vous ne pouvez pas l’attraper simplement en mangeant ou en parlant avec quelqu’un qui est infecté ».

Nécessité d’une plus grande sensibilisation

M. Pu et l’Ambassadrice du Comité de Hong-Kong pour l’UNICEF, Gigi Leung, ont tous deux parlé de l’importance du message «apprendre, partager et soigner » afin d’accroître la sensibilisation des jeunes et, de ce fait, d’aborder la question de la discrimination – un problème reconnu par les autorités chinoises.

La sensibilisation au virus du SIDA reste faible parmi les enfants et les jeunes chinois. Une étude récente a permis de constater que, sur un échantillon de 2 500 jeunes de 15 à 20 ans, 50 pour cent étaient incapables de citer un moyen de se protéger contre le VIH. Dans la même étude, environ la moitié des jeunes croyaient qu’on pouvait transmettre le VIH en partageant les mêmes baguettes.

Les nouveaux Ambassadeurs chinois de la jeunesse se sont engagés à travailler en vue de sensibiliser leurs pairs et de leur permettre de mieux connaître les moyens de se protéger du VIH.

Avec la contribution de Sabine Dolan, à New York.


 

 

Vidéo (en anglais)

12 avril 2006 :
La correspondant de l’UNICEF, Kun Li, décrit le lancement, par la Chine,  d’un nouveau réseau de 100 Ambassadeurs de la jeunesse contre le SIDA.

bas | haut débit
(Real player)

Journalistes:
Obtenez des vidéos de qualité professionnelle chez The Newsmarket

Vidéo (en anglais)

12 avril 2006:
L'Ambassadrice de la jeunesse Xiao Dan parle de son expérience de la vie avec le SIDA en Chine.

bas | haut débit
(Real player)

Journalistes:
Obtenez des vidéos de qualité professionnelle chez The Newsmarket

Audio (en anglais)

12 avril 2006:
L'Ambassadrice de la jeunesse Xiao Dan parle de son expérience de la vie avec le SIDA en Chine.

12 avril 2006:
L'ambassadrice de la jeunesse Juan Juan parle de son expérience des soins donnés aux membres de sa famille vivant avec le SIDA.

Recherche