Chili

Le tremblement de terre au Chili et les bouleversements sur la vie éducative et la sécurité

Une jeune rescapée raconte son histoire

Image de l'UNICEF
© UNICEF Chili/2010/Lagos
María Belén Peralta Reyes, 17 ans, à Chillán, sa ville natale. María a survécu au séisme qui a frappé le Chili

NEW YORK, États-Unis, 16 avril 2010 – Plus de six semaines après le puissant séisme qui a frappé le Chili, les survivants reprennent peu à peu leurs activités quotidiennes. Pour certains jeunes, cela signifie retourner à l’école.

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Le séisme de magnitude 8.8 a entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes et a causé des dégâts considérables aux infrastructures. Les élèves des régions les plus touchées ne sont pas allés à l’école pendant plusieurs semaines ; on estime que 80 000 élèves ne sont pas encore retournés en classe.

María Belén Peralta Reyes, 17 ans, a pu retourner à l’école un mois après la catastrophe. Lors d’un récent entretien téléphonique avec Radio UNICEF depuis sa maison à Chillán au Chili, María a raconté comment elle a fait face au séisme et à ses conséquences.

Les dégâts à Chillán

María regardait la télévision lorsque le séisme a frappé. Les secousses ont causé des dégâts importants dans sa ville, située dans la région du Biobío, à environ 400 km de la capitale, Santiago du Chili.

« À Chillán, le téléphone, l’eau courante et l’électricité ont été coupés pendant au moins cinq jours, » raconte-t-elle.

Le mur qui sépare la propriété de la famille Reyes des maisons avoisinantes a été détruit, mais María est soulagée que sa maison n’ait pas subi de dégâts structurels.

Les écoles fermées à cause des travaux

Bien que n’ayant pas subi de dégâts extérieurs majeurs, l’école n’a pas pu rouvrir tout de suite à cause de l’état du matériel à l’intérieur de l’établissement.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Chili/2010
Les dégâts du séisme à Chillán, au Chili, à environ 400 km au sud de Santiago.

Pendant le mois de fermeture en raison des travaux et du nettoyage, María, élève en dernière année de lycée, explique qu’elle aurait pu avoir plus de temps pour préparer les examens d’entrée à l’université et réviser les matières avec ses professeurs. Au lieu de cela, elle a dû étudier toute seule et s’inscrire dans un programme préparatoire pour l’entrée à l’université afin d’éviter de prendre du retard.

Mais María souligne que beaucoup d’autres jeunes à Chillán ont dû affronter des situations bien pires après l’effondrement de leur école.

« Ces élèves ont dû être transférés dans d’autres centres, ce qui peut évidemment affecter la qualité de leurs études, » explique-t-elle.

Inquiétudes concernant la sécurité

Même si, à bien des égards, un sentiment de retour à la normale s’est installé, María et ses amis ont encore des inquiétudes concernant leur sécurité à la suite du séisme.

« Je vis à côté d’une prison. Lorsque je suis sortie de chez moi, les prisonniers étaient en train de s’évader, se souvient-elle. Cela m’a fait plus peur que le tremblement de terre en lui-même à cause du danger imprévisible que représentent des prisonniers en fuite. N’importe quoi aurait pu arriver. »

Encore maintenant, « il existe parfois comme une peur de sortir dans les rues, » ajoute-t-elle.

Les jeunes s’unissent

Malgré ces défis, María a remarqué que les jeunes à Chillán avaient joué un rôle important dans les efforts de relèvement, notamment l’aide apportée aux blessés ou à ceux qui avaient perdu leur maison à la suite du séisme.

« Nous avons apporté notre aide en construisant des abris temporaires, en distribuant de la nourriture, ou tout simplement en écoutant les gens, dit-elle. Le pays entier est resté très uni, et les jeunes encore plus. »


 

 

Audio (en anglais)

12 avril 2010 : une jeune rescapée chilienne parle des conséquences sur la vie éducative.
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12 avril 2010 : une jeune rescapée chilienne parle des conséquences sur la sécurité.
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