Tchad

Au sud du Tchad, l'UNICEF assure aux réfugiés de RCA une aide humanitaire indispensable

Image de l'UNICEF
© UNICEF 2009 / Tchad
Des élèves devant leur école dans le camp de réfugié d'Amboko, en mai 2009.

GORE, Tchad, 3 juin 2009 – Après la mort de son mari, en 2007,  Hadidia Aliou s'est enfuie de son village natal du nord de la République centrafricaine (RCA), emmenant avec elle ses enfants. La famille habite aujourd'hui le camp de Dosseye, un des trois camps de réfugiés situé à environ 30 kilomètres de la frontière qui sépare le Tchad et la RCA.

Depuis 2002, plus de 50 000 réfugiés du nord de la RCA ont cherché et trouvé asile au Tchad. Les afflux se sont produits en 2002, 2003 et 2005. Plus récemment, le conflit a provoqué l'afflux de plus de 19 000 personnes à Daha et Massambagne, au Tchad.

Un réfugié sur cinq a moins de 18 ans et un sur dix à moins de quatre ans.

Distribution de vaccins
A Gore (Tchad), le paludisme, des infections respiratoires aiguës et la diarrhée sont les principales maladies touchant les enfants du secteur et les enfants réfugiés. Les parasites sont également un problème très commun et les infections parasitaires rendent les enfants plus sensibles aux autres maladies.

L'UNICEF distribue des vaccins contre les maladies infantiles les plus dangereuses, dont la polio, la rougeole, la tuberculose et la coqueluche. Des médicaments sont également distribués pour la prévention du paludisme et l'administration de vermifuges.

« Mon foyer me manque mais je suis reconnaissante pour tous les services auxquels j'ai ici accès, » affirme Hadidia Aliou. « Le mois dernier, ma plus jeune filles est tombée malade du paludisme. Si j'avais été dans mon village, je l'aurais à coup sûr perdue. Le médecin du dispensaire du camp l'a sauvée. »

Stocks en diminution

La dernière campagne de vaccination contre la polio, organisée avec l'appui de l'UNICEF, s'est déroulée en avril 2009 et a couvert près de 100 pour cent des enfants réfugiés et du secteur. Mais la région est actuellement confrontée à une pénurie de vaccins.

Le paludisme représente également une grave menace pour la région, particulièrement durant la saison des pluies. Pour réagir, l'UNICEF est en train de distribuer des médicaments contre le paludisme et des moustiquaires pour les enfants et les femmes enceintes. 

Cependant, les stocks disponibles sont actuellement insuffisants pour assurer la prévention et le traitement du paludisme dans l'ensemble de la population.

Poursuite des études

Environ 1000 jeunes enfants participent à des activités – telles qu'apprendre à lire et à écrire – dans les 12 espaces amis des enfants construits par l'UNICEF dans les camps et les villages environnants du secteur.

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© UNICEF 2009 / Tchad
Des enfants dans une école maternelle d'un village local situé près du camp pour réfugiés de Dosseye.

Parallèlement, à Gore et dans ses alentours, plus de 15 000 enfants sont actuellement inscrits dans  les quelque 25 écoles qu'épaule l'UNICEF. Ce chiffre inclut plus de 6000 élèves réfugiés.

Outre le financement de l'installation des classes et de leur équipement - ainsi que la construction de sanitaires - l'UNICEF apporte son appui à la formation des enseignants. Du matériel pédagogique est également fourni pour les besoins des élèves et des enseignants durant toute l'année scolaire.

« Avant notre fuite, mes cinq enfants allaient à l’école, » dit Hadidia Aliou. « Je suis heureuse qu'ils puissent continuer leurs études ici au Tchad. »

Au sud du Tchad, l'UNICEF et ses partenaires sont progressivement passés d'une approche axée sur une situation de crise à l'encouragement de la viabilité et de l'intégration. Si un retour chez soi n'est pas possible, le but est d'aider les milliers de réfugiés de RCA à devenir partie intégrante de la communauté locale et à trouver un nouveau foyer au Tchad.


 

 

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