Tchad

L’escalade de la violence fait fuir de nouvelles familles et entrave les secours au Tchad

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Quelque 90 000 familles originaires du Tchad se joignent aux réfugiés soudanais en train de fuir les combats.

Par Jane O’Brien

NEW YORK, Etats-Unis, 28 novembre 2006 – L’escalade de la violence au Tchad entrave les secours destinés au quelque 250 000  réfugiés soudanais et ressortissants  tchadiens déplacés par les combats partout dans cette région. Les tensions ethniques, les attaques de la milice des Janjaweed et l’activité des rebelles contribuent à aggraver l’insécurité dans un pays qui souffre déjà des conséquences du conflit dans le Darfour voisin.

On estime que 15 000 personnes ont dû fuir leurs foyers au Tchad au cours du seul mois de novembre, et qu’il y a maintenant  90 000 Tchadiens dans des camps ou des communautés hôtes.

« La première chose à faire, pour l’UNICEF, c’est de leur fournir de l’eau », affirme Stephen Adkisson, Représentant de l’UNICEF  au Tchad. « Sans eau, les familles ne peuvent pas rester là où elles ont été accueillies dans les communautés. Nous faisons en sorte de créer des points d’eau, et là où il y en a déjà un, nous l’améliorons en fournissant plus d’énergie, des moyens de la conserver et de la distribuer ».

L’UNICEF joue aussi un rôle dans le domaine de la santé et de l’éducation, en s’assurant entre autres que les enfants reçoivent leur nourriture et soient vaccinés contre les maladies évitables.

Action nécessaire pour rétablir la sécurité

Mais les combats qui se sont déroulés dans la ville d’Abéche, à l’est du pays, le 25 novembre ont entraîné le pillage d’un entrepôt de fournitures d’une importance cruciale pour les institutions des Nations Unies. La valeur des marchandises volées est estimée à environ 1,3 million de dollars.

« Nous avons perdu plusieurs milliers de moustiquaires et une certaine quantité de matériel éducatif, y compris des bureaux et des chaises qui venaient d’être construits prêts à être livrés aux nouvelles écoles, », dit M. Adkisson. « Cependant, avec le rétablissement du contrôle par le gouvernement, la population locale est intervenue pour rendre le matériel volé  – y compris une partie du matériel offert par l’UNICEF ».

M. Adkisson s’est joint à tous ceux  que la sécurité soit rétablie et il espère que la présence d’une force internationale, qui a été proposée au Tchad, aura des effets positifs.
« Les Tchadiens ont besoin de paix, », affirme-t-il. «  La paix est synonyme de promesse de développement. Sans paix ni stabilité, il y a de grands risques qu’ils restent enlisés dans la situation actuelle ».


 

 

Vidéo (en anglais)

28 novembre 2006:
Stephen Adkisson, Représentant de l’UNICEF au Tchad, se joint à tous ceux qui demandent un renforcement de la sécurité alors que la violence gagne du terrain
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