République centrafricaine

Mia Farrow regarde des enfants retourner à l’école dans le nord de la République centrafricaine

Image de l'UNICEF: Mia Farrow
© UNICEF/HQ08-0467/Holtz
Mia Farrow, Ambassadrice itinérante de l’UNICEF, accueille les élèves à l’école primaire Betoko au nord de la ville de Paoua, zone touchée par les conflits, près de la frontière entre la RCA et le Tchad.

KAGA-BANDORO-KABO, République centrafricaine, 27 juin 2008 – Au cours de sa récente visite dans les régions du nord de la RCA, l’Ambassadrice itinérante de l’UNICEF Mia Farrow a pu observer de ses propres yeux la réouverture des écoles. Une initiative qui permet d’améliorer la vie des enfants touchés par le conflit.

Depuis 2003, les combats que se livrent des groupes armés dans le nord du pays ont forcé près de 300 000 personnes à se déplacer. Quelques familles ont fui vers les pays voisins, mais la majorité s’est réfugiée dans la brousse pour fuir les accrochages incessants sur les routes principales. Dans la brousse, des milliers de personnes vivent dans des conditions dramatiques, luttant pour leur survie.

L’année dernière, l’UNICEF et COOPI, une organisation non gouvernementale italienne, ont travaillé de concert pour aider à la réouverture de 104 écoles dans le nord de la RCA, ce qui a permis à plus de 32 000 élèves du primaire de s’inscrire. Environ 60 pour cent des écoles se trouvent dans la brousse, au service de familles trop effrayées pour rentrer chez elles.

« Envers et contre tout »

Pendant sa visite, Mme Farrow s’est rendue à l’école primaire Benah 2, dans la brousse près de la frontière du Tchad, ainsi que dans l’école Zando sur l’axe Kaga-Bandoro-Kabo, dans le nord-ouest de la RCA.

A Benah 2, elle a observé 300 enfants gribouillant sur le tableau noir avec ardeur. Beaucoup n’allaient plus à l’école depuis deux ans ou même plus. Et puis, finalement leur communauté a réussi à se mettre en rapport avec l’UNICEF et COOPI.

Image de l'UNICEF: Mia Farrow, UNICEF
© UNICEF/HQ08-0466/Holtz
Au poste de santé du quartier de Begoua, banlieue de Bangui, capitale de la RCA, Mia Farrow tient dans ses bras un bébé de trois mois qui va être vacciné contre la polio.

L’UNICEF a soutenu la formation de 300 parents au métier d’enseignant dans cette région, d’où la plupart des professeurs étaient partis entre 2003 et 2004, au plus fort des hostilités. Les élèves bénéficient maintenant de l’enseignement prévu au niveau national et pourront réintégrer l’école dans le système public.

« Tout cela est exaltant », constate Mme Farrow. « Envers et contre tout, les parents se sont rassemblés pour essayer d’instruire leurs enfants ».

Mme Farrow fait valoir que les enfants de la RCA affrontent d’énormes difficultés. Vivre dans la brousse, cela veut dire être exposé aux maladies et aux morsures de serpent, et la plupart des familles n’ont pas accès aux soins. La nourriture est rare et les familles se nourrissent de fruits sauvages et des quelques plantes qu’elles font pousser dans cet environnement provisoire.  En général, l’eau provient des rivières ou des fleuves où pullulent les maladies liées à l’eau.

Reconstruire les routes et les villages

Au cours de sa visite le long de l’axe Kaga-Bandoro-Kabo, Mme Farrow a observé la reconstruction de la route principale, ce qui facilitera les déplacements et le commerce. L’UNICEF et ses partenaires reconstruisent aussi des puits le long de cet axe et sept écoles ont été crées ou rouvertes avec l’aide de l’institution.

L’un de ces établissements, l’école Zando, a été créé par des villageois qui ont commencé à rentrer chez eux en 2007. L’UNICEF soutient l’initiative à l’aide de trousses scolaires destinées aux enfants, en donnant aux parents une formation d’enseignant et en offrant des bâches plastiques qui servent de toit aux écoles temporaires.

Zandi, 10 ans, est entré en première année puisqu’il n’est jamais allé à l’école. « J’aime lire, j’aime la poésie et je crois que c’est important d’aller à l’école »,  dit-il en fermant son cartable bleu de l’UNICEF. «Je vivais dans la brousse avec ma famille. C’était dur. Maintenant je suis content d’aller à l’école ».

L’école améliore la vie des enfants

En situation d’urgence, l’école est plus qu’une école. C’est un point d’entrée pour les organisations humanitaires et gouvernementales qui protègent les enfants contre la violence, les maladies et la malnutrition.

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Mia Farrow prend des notes au cours de sa visite dans une école de « brousse », dans la province de Ouham-Pendé, au nord de la RCA.

Plus de 135 enfants sont actuellement inscrits à l’école Zando. Comme il y a de plus en plus de familles qui reviennent reconstruire leurs vies dans les villages qu’ils avaient fuis, la communauté scolaire se prépare à construire une école en dur avec plus de classes. 

Mme Farrow se dit encouragée au vu des progrès constatés en RCA. « Il y a un an je pensais qu’il n’y avait aucun espoir, mais avec l’arrivée des organisations humanitaires, les choses se sont considérablement améliorées », dit-elle.


 

 

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