Cameroun

Des techniques simples pour aider les familles à avoir de l’eau salubre dans l’est du Cameroun

Image de l'UNICEF
© UNICEEF Cameroun/2010/Bello
Un enfant va chercher de l’eau dans un village de l’est du Cameroun. Cette région ne manque pas d’eau mais celle-ci a besoin d’être filtrée avant de pouvoir la boire.

BERTOUA, Cameroun, 25 mars 2010 – Mbelé Jeannette a 38 ans et elle est mère de neuf enfants, dont un petit bébé de trois mois. Elle vient tout juste d’apprendre une technique simple pour apporter de l’eau salubre à son domicile, dans le village de Mbidja, dans l’est du Cameroun. Elle a remarqué un grand changement dans la santé de ses enfants.

« Maintenant je fais bouillir l’eau, et mes enfants ne tombent plus malades, dit-elle. Avant, lorsqu’ils buvaient l’eau directement à la source, ils avaient la diarrhée tous les trois mois et je devais les amener à l’hôpital. »

Mais pour beaucoup d’autres familles de la région, le manque d’eau salubre est un grand problème. De ce fait, les maladies diarrhéiques sont une menace constante pour la vie et la santé des enfants.

Des solutions pour accéder à l’eau salubre

L’UNICEF et le ministère de la Santé publique ont donc décidé de former 30 personnes dans le but d’aider les familles à effectuer des techniques simples pour obtenir de l’eau salubre à domicile. Ces techniques incluent la chloration, bouillir l’eau et exposer l’eau potable aux rayons du soleil dans des bouteilles transparentes.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Cameroun/2010/Bello
Des filtres à sable bio dans l’est du Cameroun, où l’UNICEF et ses partenaires forment les familles et les communautés à construire des filtres qui éliminent les impuretés présentes dans l’eau potable.

De plus, l’organisation non-gouvernementale Livelihood s’est associée avec le Centre régional pour l’eau potable et l’assainissement au Cameroun, le ministère de l’Énergie et de l’Eau et l’UNICEF pour trouver des solutions durables à la disponibilité de l’eau salubre pour la boisson ou toute autre utilisation au sein du foyer.

Par exemple, les partenaires animent des séances pratiques sur la construction de « filtres à sable bio », un système de filtration rentable à base de sable. A la fin de la séance de formation, chaque association communautaire reçoit un moule pour que les familles locales puissent fabriquer les filtres. Trois familles devront mettre de l’argent en commun pour acheter un sac de ciment ; ensuite, le technicien formé par l’association locale les aidera à construire le filtre.

Eliminer les polluants

Un filtre à sable bio coûte environ 13 dollars et nettoie jusqu’à 24 litres d’eau par heure. Dans la partie interne du filtre se trouvent plusieurs couches de gravier et de sable fin, à travers lesquelles s’infiltre l’eau pour éliminer les particules et les agents pathogènes.

«  Il s’agit d’une initiative un peu chère pour certaines familles de ces localités pauvres, déclare le Dr. Jane Alobwede, directrice adjointe du ministère de l’Énergie et de l’Eau. « Mais c’est un investissement rentable car elles auront de l’eau potable pendant plusieurs années et pourront éviter de contracter des maladies diarrhéiques et autres maladies transmises par l’eau. »


 

 

Recherche