Burkina Faso

Au Burkina Faso, un nouveau vaccin offre une protection contre la méningite

Image de l'UNICEF
© UNICEF Burkina Faso/2010/Bkonaté
Les habitants d'un village près de Banfora au Burkina Faso font la queue pour recevoir le nouveau vaccin contre la méningite qui assure une protection contre la maladie pendant une période pouvant aller jusqu'à dix ans.

Par Bouréima Konaté

BANFORA, Burkina Faso, 30 décembre 2010 -  Les villages de Dègue Dègue et de Nofesso sont respectivement situés à soixante kilomètres à l'est et au sud de la ville de Banfora, à l'ouest du Burkina Faso. Au début de décembre 2010, les communautés et les familles de ces villages se sont rassemblées en masse pour recevoir le nouveau vaccin contre la méningite. 

Appelé MenAfriVac, le vaccin est destiné aux enfants et aux jeunes âgés de un à vingt-neuf ans, assurant une protection contre la maladie pendant une période pouvant aller jusqu'à dix ans. Cette information, diffusée par des moyens de communication collectifs ou interpersonnels, a eu beaucoup d’écho et les communautés n'ont donc pas épargné leurs efforts pour être vaccinées.

Le vaccin protège contre « une grave maladie »

Mamina, 37 ans, du village de Dègue Dègue, est venue au dispensaire avec ses deux enfants qui ont sept mois et trois ans. Elle a très conscience que seulement un de ses enfants devait recevoir le nouveau vaccin contre la méningite. « Mon fils Binta a été vacciné et je suis très heureuse », dit-elle. «  La méningite est une grave maladie et elle peut tuer. Heureusement, mon enfant est désormais protégé de la méningite pendant les dix prochaines années ».

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© UNICEF Burkina Faso/2010/Bkonaté
Au Burkina Faso, Binta sourit après avoir été vaccinée contre la méningite.

Ayant observé de ses propres yeux les effets dévastateurs de cette maladie potentiellement mortelle, Mamina raconte l'histoire de son voisin âgé de 21 ans qui est mort de la méningite il y a deux ans. Elle a deux enfants plus grands âgés de huit et dix ans qui ont été vaccinés à l'école.

« Cette campagne de vaccination ne me concerne pas à cause de mon âge. Mais la chose la plus importante est que mes enfants aient été vaccinés », dit-elle.

Sambo, 27 ans, du village de Nofesso, situé à proximité de la frontière de la Côte d'Ivoire, est entouré de femmes et d'enfants qui se trouvent tous dans la tranche d'âgée visée pour recevoir le vaccin. « Je sais que la méningite est une grave maladie », affirme-t-il. « Ce vaccin est la seule manière de s'en protéger. Nous, mes deux femmes, mes quatre enfants et moi avons tous été vaccinés. Ma famille est désormais à l'abri de la méningite ».


 

 

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