Burkina Faso

Besoin d’une aide d’urgence en Afrique de l’Ouest pour les déplacés en raison des graves inondations

Image de l'UNICEF
© UNICEF Burkina Faso/2009
Une survivante des inondations avec son bébé, devant les ruines de sa maison, à Ouagadougou, au Burkina Faso.

OUAGADOUGOU, Burkina Faso, 8 septembre 2009 – Le Burkina Faso et sa capitale, Ouagadougou, figurent parmi les régions les plus affectées par les graves inondations qui ont ravagé l’Afrique de l’Ouest cette semaine.

Selon les informations diffusées par le gouvernement, huit personnes ont perdu la vie et il y a un certain nombre de disparus. Les pluies d’une importance sans précédent de cette semaine ont détruit plus de 24 600 maisons à Ouagadougou et dans les zones environnantes. Le principal hôpital de la capitale, Yalgado Ouédraogo, a lui aussi été inondé et ses équipements ont beaucoup souffert.

Des malades ont été évacués vers d’autres installations sanitaires de la ville, auxquelles il faut fournir des capacités d’accueil supplémentaires. À Ouagadougou, beaucoup d’infrastructures ont également été détruites ou endommagées, en particulier des routes, des ponts et des bâtiments publics.

Des besoins urgents

« Il y a au moins 130 000 déplacés, se répartissant sur environ 93 sites dans des abris temporaires, des écoles, des églises, des mosquées, » a dit le Premier ministre Tertius Zongo, ajoutant qu’il y avait un besoin très urgent de fonds de secours.

Un bon nombre de résidents déplacés ont trouvé refuge chez des amis ou des parents. Ces personnes – tant les déplacés que les familles d’accueil – ont besoin d’une aide d’urgence, en particulier de nourriture, d’assistance médicale, de moustiquaires, d’eau et d’assainissement.
 
Le programme d’urgence de l’UNICEF au Burkina Faso s’efforce de répondre très rapidement aux besoins les plus cruciaux des femmes et des enfants.

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© UNICEF Burkina Faso/2009
Dans le quartier de Lanoa Yiri, à Ouagadougou, des enfants victimes des inondations trouvent refuge dans un dispensaire.

Une lutte pour la survie

« Les articles non alimentaires ont été remis aux maires des cinq secteurs de la ville de Ouagadougou dont la population a été déplacée – Baskuy, Bogodogo, Boulmiougou, Nongremassom  et Sigh-Noghin, » a dit la Représentante adjointe de l’UNICEF au Burkina Faso, Sylvana Nzirorera. « Ces approvisionnements comprenaient notamment des couvertures, des moustiquaires imprégnées d’insecticide, des tablettes de purification de l’eau, des seaux, des lampes, des bâches en matière plastique et des trousses d’hygiène, » a-t-elle ajouté.

« Pour ces milliers de déplacés, dont environ 60 000 enfants, c’est à présent la lutte pour se nourrir, trouver un abri et survivre, » a dit Mme Nzirorera. « Ceci est rendu encore plus difficile par la menace – réelle et grandissante – de maladie et d’épidémie se propageant dans les zones inondées. »

À la suite de la première évaluation rapide effectuée par le Bureau national de gestion des catastrophes, des équipes de l’UNICEF ont travaillé avec les pouvoirs publics et d’autres partenaires à l’évaluation des besoins urgents dans les domaines de la santé, de l’eau et de l’assainissement, de l’éducation et de la protection des enfants et des femmes venant des zones inondées.

« L’UNICEF prépare des kits pour le retour en classe des enfants des familles affectées, » a dit Mme Nzirorera. Le gouvernement aménage également de nouveaux sites destinés aux résidents déplacés, et travaille aussi à la réouverture, début octobre, des écoles touchées par les inondations.


 

 

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