Burkina Faso

L’histoire de Kiemde : la lutte contre le VIH/SIDA par l’éducation entre jeunes

Image de l'UNICEF: Burkina Faso, HIV/AIDS
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Kiemde, 12 ans, dirigeant d’un club de jeunes a consacré sa vie à la lutte contre le SIDA au Burkina Faso depuis qu’il a perdu son père, il y a deux ans de cela.

Le 3 avril, la campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA va lancer le second rapport faisant le bilan des efforts de protection des jeunes contre le VIH/SIDA. Voici une histoire à ce sujet, qui fait partie de toute une série de récits sur le même thème.

Par Jean-Jacques Nduita

OUAGADOUGOU, Burkina Faso, 1er avril 2008 – Environ 120 000 enfants ont perdu un parent à cause du VIH/SIDA au Burkina Faso. Kiemde, 12 ans, est l’un d’entre eux. Il a perdu son père il y a deux ans. À présent, il consacre tous ses week-ends à apprendre à ses camarades de classe et à ses amis la façon de se protéger contre le virus qui a causé la mort de son père.

« Je crois que nous les jeunes, nous devons être suffisamment informés sur le VIH/SIDA pour mieux savoir comment l’éviter. »

L’an dernier, Kiemde a dirigé un programme d’éducation par les pairs afin de lutter contre le SIDA à Bissighin, dans la banlieue de Ouagadougou. Le club est parrainé par le Réseau africain des jeunes contre le SIDA, la branche « jeunesse » d’une ONG soutenue par l’UNICEF. Durant les sept dernières années, le réseau national s’est développé au point d’approcher les 2 000 clubs de jeunes.

Encourager la participation au club

Vingt-cinq enfants font actuellement partie du club de Kiemde, qui combine sport et éducation pour renforcer l’engagement des jeunes et favoriser la sensibilisation au VIH/SIDA.

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Des clubs de jeunes les aident à partager leurs connaissances et à rectifier les idées fausses concernant le VIH/SIDA.

Le Burkina Faso a une population qui atteint presque 15 millions de personnes, dont environ 55 pour cent de jeunes, qui ont été gravement touchés par le VIH/SIDA. On compte approximativement 17 000 enfants séropositifs, dont les plus âgés ont 14 ans.

La plupart des membres du club sont scolarisés, mais la porte reste ouverte aux enfants qui sont dans l’impossibilité d’aller à l’école. Il n’a pas toujours été facile à Kiemde d’encourager les enfants à participer aux activités du club.

« Au début, beaucoup de mes camarades de classe n’avaient guère envie de rentrer dans le club, en prétendant que le VIH/SIDA était l’affaire des adultes. Maintenant qu’ils peuvent voir quelques uns des éléments positifs qu’ils retirent de nos discussions, ils comprennent que c’est aussi leur affaire, » a-t-il dit.

Les discussions avec les membres du club sont basées sur ce que savent les jeunes et sur leurs idées fausses concernant le VIH. Les membres du club rapportent les propos qu’ils entendent dans la rue sur le virus, puis les jeunes dirigeants comme Kiemde distinguent ce qu’il y a de correct dans ces informations.

« L’avenir est devant nous »

Bien qu’il ait perdu son père, Kiemde estime qu’il a de la chance. Sa mère est en vie et en bonne santé, et dans les deux derniers mois il a acquis une très grande confiance en lui comme éducateur de ses pairs – ce qui est renforcé par son désir de préserver les générations futures du Burkina Faso.
 
Le club de Kiemde permet à ces jeunes de communiquer, de s’éduquer mutuellement et de renforcer leur engagement dans la lutte contre le SIDA.

« Plus tôt les enfants sont informés sur le VIH /SIDA, mieux ils sont préservés des méfaits de la maladie, » a déclaré Kiemde. « L’avenir est devant nous. »


 

 

Vidéo (en anglais)

Kiemde, 12 ans, parle de sa lutte contre le SIDA avec son implication dans un club de pair à pair au Burkina Faso. 
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