Burkina Faso

Au Burkina Faso, l’éducation mutuelle permet d’améliorer les connaissances des jeunes sur le SIDA

Image de l'UNICEF
© UNICEF Burkina Faso/2007
Cette jeune fille fait partie d’un programme d’éducation mutuelle et de prévention du VIH/SIDA au Burkina Faso.

Par Jean-Jacques Nduita

OUAGADOUGOU, Burkina Faso, 1er  novembre 2007 – Tous les week-ends, Oumou, 13 ans, anime des discussions entre jeunes sur le VIH/SIDA – comment éviter la maladie et se prémunir contre ses conséquences – dans le cadre d’un programme d’éducation mutuelle. « Je n’ai aucune honte à faire comprendre aux membres de ma génération que le SIDA est une menace pour nous », déclare Oumou.

Pendant les séances de groupe qui ont lieu chaque samedi et dimanche, elle mène la discussion, aborde les points que les autres peuvent déjà connaître et corrige les idées fausses.
« Tous les enfants ont pu entendre parler du HIV/SIDA d’une façon ou d’une autre », dit-elle. « Ce que je fais consiste à attirer leur attention sur la façon d’éviter la maladie, et sur le fait qu’il ne faut pas rejeter ceux qui en souffrent. »

De la tragédie à l’éducation mutuelle

Oumou est parfaitement consciente des répercussions du SIDA. Son père en est mort lorsqu’elle avait deux ans, trop jeune pour se rappeler aujourd’hui des détails tragiques.

Après la mort de son père, sa mère ne pouvait plus payer les frais de scolarité d’Oumou. Par contre, elle a reçu le soutien du réseau des Jeunes Africains contre le Sida (RAJS), la jeune branche d’une organisation non gouvernementale qui l’a choisie pour lui donner une formation d’éducateur qui s’adresse aux autres éducateurs.

« L’investissement que nous avons fait en temps et en argent avec Oumou porte certainement des fruits », affirme Germain Nignan, président du RAJS.

Engagement de la jeunesse contre le SIDA

Au Burkina Faso, le RAJS favorise depuis 2001 des discussions sur le VIH/SIDA par le biais de l’éducation mutuelle dans les 2 000 clubs de jeunes de son réseau national. 

Bien que ces initiatives aient désespérément besoin de davantage de fonds, le travail des partenaires de l’UNICEF comme le RAJS témoigne du haut niveau de mobilisation des jeunes du Burkina Faso contre le SIDA.

Un engagement dont témoigne Oumou, toujours prête, dit-elle, à donner des conseils sur le VIH et le SIDA à ceux qui le lui demanderont. 

« Au début, se rappelle Oumou, ce n’était pas facile. Je n’étais pas sûre de pouvoir le faire. Mais maintenant je suis contente de voir qu’un grand nombre d’enfants avec lesquels je travaille sont conscients des ravages du SIDA dans notre pays. Lorsque j’aurai fini mes études je serai journaliste, mais je ne laisserai pas tomber mon rôle d’éducateur chargé de former d’autres éducateurs ».


 

 

Campagne contre le SIDA

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