Brésil

Au Brésil, le Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents conclut ses travaux après quatre journées d’activité

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Plus de 3000 personnes, dont les représentants de 137 états, ont assisté au Brésil aux quatre journées du Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents.

Par Thomas Nybo

RIO DE JANEIRO, Brésil, 2 décembre 2008 – L’édition 2008 du Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants s’est achevée à Rio de Janeiro avec l’adoption d’un plan d’action pour combattre la violence et l’exploitation sexuelle à l’encontre des jeunes.
Plus de trois mille personnes, dont les représentants de 137 états ont assisté à ce rassemblement international réunissant gouvernements, enfants, entreprises du secteur privé et diverses associations. Les participants en sont repartis en affirmant qu’ils se trouvaient en meilleure situation pour remporter la bataille avec la mise en place de la Déclaration et le Plan d’Action de Rio pour prévenir l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents et y mettre fin. Le plan développe de nouvelles stratégies pour lutter contre les nouvelles formes d’exploitation sexuelle à travers le monde comme la pornographie et la traite des enfants. 

Punir les auteurs des délits et non les victimes

Lors d’une conférence de presse, la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, a souligné qu’il était important de faire comparaître devant la justice les auteurs des délits.

« Nous devons nous pencher sur ce problème ainsi que sur l’attitude d’impunité qui prévaut dans de si nombreux pays autour de ces questions parce que, trop souvent, ces délits ne sont pas punis, » a-t-elle noté.

Elle a déclaré qu’un des plus importants défis à relever était celui du changement des comportements. Mme Veneman a également lancé une mise en garde contre le laxisme lorsque les lois protégeant les enfants sont en place. 

Epreuves endurées par les enfants

Lors de la conférence de presse, Christopher Gamboa, un Costaricain de 12 ans, était assis près d’Ann M. Veneman. Il s’est affirmé comme un des meilleurs porte-parole des enfants. Il a déclaré que les adultes devaient écouter et réagir lorsque les enfants parlent de violence sexuelle.

« Il y a autour de nous un assez grand nombre d’enfants qui ont enduré beaucoup d’épreuves et qui continuent d’en porter le souvenir dans leur esprit et dans leur coeur. Très souvent, ils en parlent à leurs parents et ceux-ci ne les croient pas, » a affirmé Christopher.

Des enfants comme Christopher ont joué un rôle important lors du Congrès. Ils se sont exprimés lors de commissions, ont reçu une formation à l’audiovisuel et ont interviewé d’autres enfants pour des émissions de radio et de télévision. Ils ont disposé aussi de beaucoup de temps pour discuter et s’entretenir des stratégies concernant leurs pays d’origine.

L’une des pièces maîtresses du Plan d’Action de Rio est l’adoption d’une approche à tous les niveaux de la prévention. Il n’est pas suffisant de prendre position contre l’exploitation et la violence; tous les acteurs concernés doivent collaborer pour construire et renforcer des systèmes destinés à protéger les enfants, où qu’ils vivent.  

Ann M. Veneman a également affirmé que les médias jouent un rôle essentiel, non seulement pour la sensibilisation mais aussi pour examiner les moyens à travers lesquels ces questions sont présentées pour informer le public et inciter les gens à réagir.


 

 

Vidéo (en anglais)

28 novembre 2008 : le reportage du correspondant de l’UNICEF Thomas Nybo sur le bilan du troisième Congrès mondial sur l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents de Rio de Janeiro, au Brésil.
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