Brésil

Des projets soutenus par l’UNICEF sur l’égalité des sexes ouvrent les yeux des filles

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© UNICEF video
Des élèves du lycée João Casemiro de Oliveira de Tauá écoutent un exposé sur l’égalité des sexes.

Par Rachel Bonham Carter et Jihun Sohn

TAUÁ, Brésil, 15 juillet 2005 - Les efforts accomplis dans le monde par l’UNICEF pour favoriser l’éducation des filles s’intensifient et, pour la première fois, un bon nombre de jeunes filles commencent à prendre conscience des questions relatives à la parité hommes femmes et préjugés sexistes.

Ainsi, dans le Nord-Est du Brésil, des enseignants et des élèves de la ville de Tauá ont lancé un projet d’enquête pour alimenter des discussions sur ces questions. Lors de cette enquête, on interroge des enseignants, des cadres, des dirigeants communautaires et des élèves sur les préjugés en matière de race et de sexe. Et cette enquête, pour beaucoup de ceux qui y ont participé, a entraîné un réexamen de leurs propres valeurs dans ce domaine.

Lidiane Verissimo Da Silva, 15 ans, a été l’une des élèves les plus actives dans ce projet. Auparavant, a-t-elle dit, elle avait des idées toutes faites sur son avenir, sans jamais réfléchir à d’autres voies possibles dans la vie.

« Auparavant, je voyais les choses ainsi : ‘Je vais me marier, je m’occuperai du ménage et de mes enfants’. Puis j’ai commencé à participer aux réunions qui se tenaient à Tauá et à entendre parler de ces questions de parité hommes femmes », dit Lidiane, une élève de 9ème année du lycée João Casemiro de Oliveira de Tauá.
 
Son professeur, Ana Celia Verissimo Cavalcante, a noté des changements positifs chez Lidiane, le projet lui ayant permis d’élargir ses horizons.
 
 « Avant, Lidiane regardait certaines questions, certains comportements et certaines habitudes avec beaucoup de préjugés. Grâce au projet sur l’égalité des sexes, elle a appris comment nous arrivons à travailler sur les différences entre hommes et femmes. Nous nous réunissons également avec les parents en dehors de la classe, de façon à ce qu’ils élaborent des solutions avec leurs enfants », explique le professeur de Lidiane.

À l’occasion de conversations qu’elle a eues récemment avec sa fille, Antonia Verissimo Da Silva a noté certains changements chez Lidiane, en particulier un intérêt nouveau pour l’égalité des sexes.

« Elle nous dit que les êtres humains sont égaux. L’homme n’est pas supérieur à la femme, et la femme inférieure à l’homme. Tous sont égaux », dit la mère de Lidiane.

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Lidiane Verissimo Da Silva, 15 ans, a appris bien des choses sur l’égalité des sexes grâce à un projet soutenu par l’UNICEF, qui a pour objectif de favoriser l’éducation des filles à l’échelle du monde.

Pour le professeur de Lidiane, il est tout aussi important que le projet de parité hommes femmes bénéficie de l’appui de la famille. Lidiane a la chance d’avoir une famille favorable au projet, qui l’oriente dans la bonne direction pour parvenir à l’âge adulte.

« C’est ainsi : en l’absence d’un appui familial, on peut être sûr que l’élève ne va pas progresser. Dans le cas de Lidiane, elle est très soutenue par ses parents, ses sœurs et le reste de son entourage », précise le professeur.

Ces débats sur la parité hommes femmes sont organisés par l’UNGEI, l’Initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles, qui plaide en faveur d’une éducation gratuite et de qualité, à laquelle toutes les filles et à tous les garçons peuvent accéder sur un pied d’égalité. L’UNICEF est l’institution chef de file de l’UNGEI et il en assure le secrétariat, coordonnant actuellement des stratégies pour l’éducation des filles et menant des interventions au niveau des pays dans le monde entier. Le travail de l’UNGEI repose sur la conviction que l’éducation des filles est la clé du développement d’un pays. Afin de bâtir un monde en meilleure santé, plus pacifique et plus équitable, les  salles de classe devraient partout accueillir autant de filles que de garçons.

À présent, au Brésil, d’autres communautés lancent leurs propres projets de parité hommes femmes, en utilisant comme modèle l’enquête menée à Tauá. On s’attend à ce que ces projets jouent un rôle déterminant dans la réalisation des objectifs de l’UNGEI, qui sont de réduire, en 2005, l’écart entre les filles et les garçons au niveau de l’enseignement primaire et secondaire et de permettre que, d’ici 2015, tous les enfants achèvent leur cycle primaire, les filles et les garçons bénéficiant d’un accès égal à tous les niveaux d’enseignement.

En ce qui concerne Lidiane, elle prévoit de travailler avec des élèves plus jeunes afin d’aider à la poursuite du dialogue communautaire sur la parité hommes femmes. Plus important encore, elle envisage de poursuivre ses études.

« Tout est possible pour moi. J’aimerais aller à l’université, avoir un métier, quelque métier que ce soit, celui que je souhaite. J’aimerais faire du droit ! » dit-elle.


 

 

Vidéo (en anglais)

14 juillet, 2004
La correspondante de l’UNICEF, Rachel Bonham Carter, rend compte de l’éducation en matière d’égalité des sexes au Brésil. Ce rapport est le premier d’une série de six sur les efforts de l’Initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles (UNGEI) en faveur de l’éducation des filles. 

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