Bosnie-Herzégovine

Dans l’espoir de décisions importantes : la Deuxième conférence intergouvernementale sur la construction d’une Europe et d’une Asie dignes des enfants

Image de l'UNICEF
© UNICEF Bosnia and Herzegovina/2004
Une fois les interviews terminées, des enfants se détendent et échangent leurs expériences.

SARAJEVO, Bosnie-Herzégovine, 15 mai 2004 — Organisée par l’Allemagne et la Bosnie-Herzégovine, la Deuxième conférence intergouvernementale sur la construction d’une Europe et d’une Asie dignes des enfants, tenue du 13 au 15 mai, a abordé cinq domaines d’action prioritaires : investir en faveur des enfants ; les déplacements transfrontières d’enfants ; la violence à l’égard des enfants ; l’exclusion sociale ; et des villes adaptées aux enfants. La Directrice générale de l’UNICEF Carol Bellamy et l’ambassadrice itinérante Vanessa Redgrave ont assisté à cette réunion, ainsi que les représentants de plus de 50 pays et des délégations de jeunes.

Les participants ont analysé ensemble les obstacles systémiques, socioculturels et  économiques qui contribuent aux violations des droits des enfants, ou du moins qui ne les empêchent pas. Masha Sirotkina, une adolescente de 15 ans venue de Moscou, Russie, faisait partie des nombreux enfants qui ont assisté à la conférence ; elle a fait part de ses impressions à l’UNICEF.

Masha Sirotkina, déléguée russe, nous a confié :

« Je trouve bizarre qu’on m’appelle « Masha de Russie ! » D’habitude, les gens qui me connaissent disent « Masha de Penza [une ville de Russie à environ 600 Km de Moscou] », ou même « Masha de l’école numéro six. »

Mais cela a changé depuis que j’ai fait ce voyage pour représenter les enfants de Russie ici, à la deuxième Conférence intergouvernementale sur les enfants en Europe et en Asie centrale.

Maintenant, je suis à Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, un pays des Balkans. Il est inutile de rappeler que la Bosnie vient de sortir d’une guerre effroyable. Les habitants de Sarajevo n’ont pas oublié ces terribles événements et presque chaque coin de rue témoigne de la destruction qui a accompagné le siège de la ville entre 1992 et 1995.

À côté d’un tout nouveau supermarché au centre-ville—des ruines. Dans les murs de presque toutes les maisons ici—des impacts de balles, des petits et des gros. La guerre ? Oui, il y a eu la guerre ici il n’y a pas si longtemps.

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Masha et Nino interviewent Vanessa Redgrave, ambassadrice itinérante de l’UNICEF qui participe à la conférence.

Mais aujourd’hui, nous sommes à la deuxième Conférence internationale sur les enfants en Europe et en Asie centrale. Le plus important—et pas seulement pour moi, personnellement—est que des enfants y participent : 26 jeunes représentant 15 pays d’Europe et d’Asie centrale ont fait le voyage. Je suis membre de la délégation russe ; il y a deux autres adolescents russes ici : Katya Tsvetkova et Stas Nikonov, qui sont tous les deux formés aux techniques d’éducation par les pairs dans le cadre d’un projet pour les jeunes à St. Petersbourg.

Tous les jeunes délégués se sont retrouvés deux jours avant la conférence pour préparer la réunion avec les ministres et autres représentants de l’État dans la capitale bosniaque. Cette préparation s’est faite par petits groupes—il y avait en tout cinq groupes de travail, qui correspondaient aux cinq thèmes de la conférence : Investir en faveur des enfants, Mouvements transfrontières d’enfants, La violence à l’égard des enfants, Discrimination et Éducation, et Villes amies des enfants. Mais nous avons eu du temps pour se faire des amis, ou, comme disent les adultes, d’« établir des relations diplomatiques internationales. » Nous avons échangé nos points de vue sur tous les sujets, nous avons fait des débats, et nous nous sommes préparés à la communication qui allait être faite à la session plénière de la conférence.

Au fur et à mesure que la conférence avançait, il est devenu de plus en plus important pour nous, les jeunes, de faire connaître nos idées. La participation des jeunes est très importante, surtout parce que c’est de notre avenir qu’on discutait. Il ne fait aucun doute que cette conférence aura des conséquences sur notre vie. »


 

 

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