Bénin

L'UNICEF apporte son soutient aux mères et aux enfants du Bénin frappés par les inondations

Par Edward Bally

COTONOU, Bénin, 9 novembre 2010 — Quand les flots de la crue ont inondé Vossa, une banlieue de Cotonou, Lucie Zanou a dû quitter sa maison au beau milieu de la nuit prenant ses deux enfants dans ses bras. Les inondations ont détruit la plupart de ses affaires et toute la récolte destinée à nourrir sa famille.

VIDÉO (en anglais) : 23 octobre 2010 - le reportage de Edward Bally de l'UNICEF sur le soutien apporté aux mères et aux enfants victimes des fortes pluies et des récentes inondations qui se sont produites au Bénin.  Regarder dans RealPlayer

 

Lucie Zanou a trouvé à s'abriter sous un camion et a réussi à sauver une bassine, où elle lave ses enfants.  « Ce camion, c'est tout ce que nous avons trouvé, mais ce n'est pas un endroit sûr à vivre. Je dois laver mes enfants au bord de la route et nous avons besoin de nourriture et de vêtements, rapidement » dit-elle.

Près de 200 000 enfants affectés

Environ 680 000 personnes ont éé affectées par les fortes pluies et les inondations récentes au Bénin, dont près de 200 000 enfants qui ne peuvent toujours pas retrouver une vie normale.

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Des centaines de milliers de personnes ont perdu leur logement à la suite des inondations au Bénin. L’UNICEF et ses partenaires distribuent du matériel pour constituer des abris, des couvertures, des comprimés de purification et de l’eau saine, ainsi que des moustiquaires et de la nourriture.

En fait, la pluie et les inondations qui ont frappé cinq pays d’Afrique de l’Ouest ont provoqué le déplacement de presque 1,5 million de personnes. La priorité pour l’UNICEF et ses partenaires est de prévenir les épidémies dans les régions dévastées par les inondations.

« Une fois que les eaux se retirent, elles s’infiltrent dans le sol et contaminent les puits, » explique l’expert de l’UNICEF pour l’Eau et l’assainissement, François Bellet, qui est venu du Sénégal pour évaluer la situation. « Nous sommes très inquiets de voir le nombre des cas de choléra grimper en flèche. Les enfants seraient alors particulièrement en danger. Nous craignons une augmentation du taux de mortalité des enfants dans les prochaines semaines. »

Le retour à la normale

À Kpakankamey, qui se trouve également dans la banlieue de Cotonou, Julienne Baoungbola et ses cinq enfants commencent à souffrir des eaux stagnantes dans les puits contaminés.

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Lucie Zanou a dû abandonner sa maison au beau milieu de la nuit, emportant ses enfants dans les bras quand des inondations torrentielles ont envahi Cotonou au Bénin. C’est sous un camion que la famille a pu se trouver un abri.

« Nous nous sentons de plus en plus malades, » dit-elle. « Ma fille a des maux de tête et de la fièvre. Je pense que c'est parce que nous utilisons une eau impropre et parce que nous passons nos journées dans l'eau. Je rêve maintenant d'une paire de bottes pour mes enfants. »

Pour autant, Julienne Baoungbola n’a pas d’autre choix que de rester à la maison avec ses enfants, car l’école voisine est toujours fermée en raison des inondations. Plus de 100 000 enfants béninois attendent de pouvoir retourner à l’école.

L'UNICEF va distribuer des milliers de kits scolaires pour aider ses enfants à reprendre une scolarité normale quand leurs classes reprendront. Mais pour les enfants de Lucie Zanou et Julienne Baoungbola, et pour tous les enfants du Bénin, le retour à la normale va prendre du temps.

Some 680, 000 people in Benin have been affected by floods, including about 200,000 children displaced from their homes.

 

 

Recherche