Belize

Le groupe « Mes voisins et moi » offre aux enfants des alternatives positives à la drogue et au crime

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© UNICEF Belize/2008/Niles
Andrea Diaz, 11 ans, supervise les jeux qui ont lieu dans l’espace communautaire de « Mes voisins et moi », où les enfants peuvent goûter à des distractions culturelles et éducatives.

Par Chris Niles

BELIZE CITY, Belize, 7 février 2008 – Pour les touristes, le Belize, ce petit pays des Caraïbes, offre l’image paisible de plages immaculées et baignées de soleil, de la deuxième barrière de corail du monde, par la taille, et d’un mode de vie décontracté et tropical. Mais, pour beaucoup d’enfants du Belize, la réalité n’est pas si pittoresque.

Le taux de VIH/SIDA du Belize est le plus élevé d’Amérique centrale – et il augmente. La drogue, la violence, la prostitution et la grossesse chez les adolescentes constituent une réalité trop courante pour les enfants, qui n’ont guère d’alternatives positives s’offrant à eux. Seulement 45 pour cent des jeunes vont à l’école secondaire, dont seulement la moitié sortent diplômés.

Devant cette situation, les frères Herbert et Ashman Wiltshire – alors âgés de 18 et 13 ans – ont créé, il y a deux ans, le groupe d’enfants « Mes voisins et moi », qui bénéficie de l’appui de l’UNICEF. L’an dernier, le programme s’est beaucoup développé grâce à un don de 20 000 dollars des É.-U. effectué par la Mission permanente de Saint-Marin auprès des Nations Unies.

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Francine Hyde, 8 ans, marque une pause, au cours d’une partie de dominos qui se déroule dans l’espace de sécurité pour les enfants qu’offre le groupe communautaire « Mes voisins et moi ».

Créer des opportunités

Andrea Diaz, 11 ans, est l’un des enfants bénéficiant de ce programme. Elle vit dans les quartiers sud de Belize City, qui sont très pauvres, connus pour la criminalité qui y règne et l’absence de routes goudronnées, de parcs ou de terrains de sport.

« Je suis devenue membre de Mes voisins et moi parce qu’il n’y avait rien à faire dans mon quartier », a dit Andrea.

La plupart du temps, après l’école, Andrea ne quitte même pas son uniforme avant de se diriger vers une maison au coin de la rue, qui abrite « Mes voisins et moi ». D’habitude, l’après-midi, elle aide les enfants plus jeunes dans leurs devoirs ou elle surveille une partie de dominos animée.

« Ce que j’aime le plus à « Mes voisins et moi », c’est danser », a-t-elle dit. « On s’amuse bien. »

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Des enfants de « Mes voisins et moi » jouent dans une piscine gonflable financée par la Mission permanente de Saint-Marin auprès des Nations Unies.

« Le résultat »

Tout comme la danse, les arts et le théâtre, on enseigne aux enfants du groupe des connaissances pratiques, par exemple l’usage d’un ordinateur, comment se défendre contre des agressions sexuelles et comment éviter le VIH/SIDA. Grâce aux sorties éducatives, ils ont l’opportunité de découvrir la riche histoire naturelle et politique du Belize.

Andrea est l’exemple type des nombreux enfants qui se sont épanouis dans Mes voisins et moi. Sa directrice d’école, Bernadine Pollard, a remarqué que ce groupe se différenciait nettement de ses autres élèves.

« Ils peuvent s’autodiscipliner et se contrôler », dit Mme Pollard. « Ils peuvent travailler à leurs projets, qu’ils les fassent bien ou mal, ils se savent donc responsables – c’est le résultat. »


 

 

Vidéo (en anglais)

6 février 2008:
Chris Niles, correspondant de l’UNICEF, décrit comment un groupe dirigé par des jeunes améliore les perspectives des enfants de Belize City.
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