Bangladesh

Amener une bonne hygiène dans le Bangladesh rural grâce aux « Centres Para »

Image de l'UNICEF
© UNICEF Bangladesh/2007
Apruchi Marma, 24 ans, est une enseignante qui incite ses élèves à découvrir des règles de l’hygiène par des jeux et des chansons, à l’école maternelle du village de Baraichar, dans le Bangladesh rural.

L’UNICEF, dans son principal rapport annuel, La Situation des enfants dans le monde, qui a été lancé le 22 janvier 2008, demande que l’on s’unisse pour la survie des enfants. Voici une histoire qui s’intègre dans toute une série.

BARAICHARI, Bangladesh, 22 janvier 2008 – Dans une salle de classe en tôle, à la pré-école du village de Baraichari, Umenu Marma, qui est âgée de cinq ans, et son amie se frappent dans les mains l’une de l’autre et chantent en suivant ce rythme. C’est un jeu d’enfant classique, mais il a une particularité – ces petites filles chantent un poème sur l’hygiène que l’enseignante leur a appris et qui peut se traduire ainsi:« Si tu ne te brosses pas les dents régulièrement, elles vont te faire souffrir, et si tu te les brosses régulièrement, tu pourras manger de tout. »

Ces jeux sur des poèmes ne sont que l’un des multiples moyens amusants et innovants permettant à Apruchi Marma, 24 ans, une enseignante de école maternelle, d’apprendre à ses élèves des habitudes conformes à une bonne hygiène. Mme Apruchi a un bon nombre de casquettes en tant qu’enseignante et agent de santé au Centre Para (communautaire). C’est également elle qui tient les statistiques du village dans le domaine de la santé et qui organise des réunions dans la cour de récréation où on discute de questions de santé et d’hygiène.

Aujourd’hui, elle expose fièrement une carte de l’assainissement du village, faite à la main.
« Il y a quatre puits », explique-t-elle, en désignant la carte aux couleurs vives. « À la saison des pluies, tous les puits ont de l’eau, mais il n’y en a que deux qui fonctionnent à la saison sèche. La population est exposée davantage aux maladies diarrhéiques durant les mois les plus secs car elle dispose de moins d’eau salubre ».

De précieuses leçons, qui sauvent la vie

Le Centre Para intervient au Bangladesh pour assurer toutes sortes de services sociaux de base en un même lieu. Ici, les enfants acquièrent de précieuses connaissances sur la santé, la nutrition, l’eau et l’assainissement, et ils reçoivent une éducation pré-primaire.

Actuellement, il existe 2 220 centres dans les Chittagong Hill Tracts, qui bénéficient de l’appui conjoint du Gouvernement du Bangladesh et de l’UNICEF. Chaque centre offre ses services à environ 150 à 200 personnes.

La majorité des centres sont installés au sein des communautés autochtones. En leur absence, les communautés concernées auraient de grandes difficultés à obtenir ces services, en raison des différences de langue, de culture et de l’isolement géographique.

Un impact considérable sur la santé

Il est courant que l’accès à l’eau et à l’assainissement soit limité d’un bout à l’autre des Chittagong Hill Tracts, où moins d’un tiers de la population en moyenne dispose d’eau salubre.

« J’encourage les mères à faire vacciner leurs enfants, à utiliser des latrines sanitaires, à se laver les mains et à utiliser du sel iodé. Si quelqu’un souffre de diarrhée, je lui conseille d’aller à l’hôpital ou de prendre une solution de réhydratation orale, » dit Mme Apruchi.

Par ailleurs, d’autres Centres Para abordent le problème de l’incidence élevée de l’anémie dans cette région en donnant aux femmes et aux filles des comprimés de fer-folate.
Mme Apruchi a communiqué son énergie et son dévouement à ses jeunes élèves. Dans le Bangladesh rural, les initiatives des Centres Para ont un impact considérable sur les soins dans le domaine de la santé, en ayant recours à des moyens allant des jeux sur des poèmes aux suppléments nutritionnels.


 

 

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