Angola

Des enfants angolais bénéficient d’un programme conjoint pour une eau saine

Image de l'UNICEF
© UNICEF/2009/Felton
Des enfants s'amusent en se baignant dans la rivière Zenza à la périphérie de Luanda, où un programme national pour améliorer l'eau et l'assainissement est en route.

Par Lone Hvass

LUANDA, Angola 29 juillet 2009 – Le gouvernement de l’Angola a lancé un Programme conjoint des Nations Unies pluriannuel sur l’eau et d’assainissement à Luanda, avec l’UNICEF, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Office international des migrations (OIM) et l’Organisation internationale du Travail (OIT).

A l’occasion de la cérémonie de lancement, le 24 juillet, le secrétaire d’État angolais pour l’Eau, Luis Filipe da Silva, a souligné que ces investissement permettront d’élargir la couverture en eau potable.

« Le programme « De l’eau pour tous » engage  le gouvernement d'Angola à fournir de l'eau potable à 80 pour cent des urbains et à 50 pour cent des ruraux avant 2012, avec pour objectif  100 pour cent des urbains et 80 pour cent des ruraux en 2020. »

Financé par le Gouvernement espagnol dans le cadre du Fonds du Millénaire pour le développement, le programme bénéficiera directement à 120 000 personnes et affectera positivement la vie de 400 000 autres personnes des provinces de Luanda et Moxico.

Une eau insalubre et de mauvaises conditions d'hygiène

L'UNICEF prendra la direction de ce nouveau programme en appuyant la conception d'un système d'information destiné à l'institutionnalisation d'un Forum national sur l'eau et l'assainissement, la mise en oeuvre de systèmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement, ainsi que la formation de groupes locaux de gestion WATSAN (eau et assainissement)  dansle cadre d'approches globales  d'assainissement menées par les communautés.

Il faut encore plus d'investissements alors que les Angolais sont loin de bénéficier de l'accès universel à l'eau et à l'assainissement. Pour les nombreuses familles qui n'ont pas l'eau courante, ce produit de première nécessité revient d'habitude à un coût prohibitif. Par conséquent, beaucoup de familles se contentent de  l'eau insalubre des rivières pour les besoins quotidiens du ménage.

La diarrhée est le plus souvent causée l'utilisation d'une eau insalubre et de pauvres conditions sanitaires. L'eau non potable ainsi que l'absence d'hygiène et d'assainissement améliorés contribuent pour environ 88 pour cent des décès par diarrhée.

Les enfants ont droit à l’eau potable

Les recherches montrent qu'il y a un bon retour sur investissement en matière d'eau et d'assainissement. Les enfants d'Angola ont besoin de cet investissement et le Gouvernement augmente ses efforts pour fournir des services sociaux de base.

Le droit à une eau et un environnement sains est inscrit dans la Convention relative aux droits de l'enfant, ainsi que dans les « 11 engagements pour les enfants d'Angola » adoptés en 2007 par le gouvernement de l'Angola en accord avec ses partenaires du développement.

La coordinatrice résidente des Nations Unies Jocelline Bazile-Finley, qui s'est également exprimée lors de la cérémonie du lancement du Programme a précisé que « le Programme commun sur l'eau est une initiative qui alimente la stratégie nationale de l'Angola pour atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développemen tnuméro sept et qui contribuera également à la réduction de la pauvreté. »


 

 

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