Angola

En Angola, l’aide parvient aux enfants touchés par les inondations et une flambée de choléra

Image de l'UNICEF
© AP Photo/2007/Arevalo
Un dirigeant local angolais et sa famille sont approvisionnés en eau salubre provenant d’une citerne fournie par l’UNICEF, afin d’éviter le choléra d’origine hydrique.

Par Blue Chevigny

NEW YORK, États-Unis, 5 février 2007 – Jusqu’à il y a un an, le choléra n’était pas un problème extrêmement préoccupant en Angola, mais on a enregistré début 2006 une flambée épidémique qui s’est développée dans les mois qui ont suivi. Personne n’était tout à fait préparé à une crise de ce niveau.

Plus récemment, lors de la saison des pluies en Angola, de graves inondations ont entraîné une augmentation du nombre de cas de choléra.

À présent, le Gouvernement angolais, l’UNICEF et d’autres organismes d’aide sont en train de faire face à la situation actuelle et d’améliorer leur préparation à de nouvelles flambées épidémiques.

Les enfants sont les plus vulnérables

Lors d’un entretien par téléphone, accordé depuis la capitale, Luanda, la Représentante de l’UNICEF en Angola, Angela Kearney, a déclaré que le gouvernement prenait la tête de la lutte contre le choléra, en étroite coopération avec l’UNICEF. « L’un des points sur lesquels il faut surtout insister, c’est qu’il vaut bien mieux prévenir la maladie que la traiter », a-t-elle observé.

Mme Kearney a ajouté que les enfants étaient les plus vulnérables au choléra, les moins de cinq ans constituant 35 pour cent des cas. Et elle a précisé que les enfants, une fois contaminés, étaient beaucoup plus sévèrement frappés que les adultes.

« Les enfants se déshydratent très vite et une intervention rapide est nécessaire, a expliqué Mme Kearney.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Angola/2007/Mendonca
Des infirmières à l’extérieur d’un centre de traitement du choléra qui bénéficie du soutien de l’UNICEF en Angola.

Des messages pour la prévention

L’UNICEF participe à la campagne en Angola de prévention et de traitement du choléra, menée sur plusieurs fronts. Ainsi, par des messages ponctuels diffusés à la radio dans l’ensemble du pays, le public est informé sur la façon d’améliorer les pratiques d’hygiène, d’éviter l’eau contaminée et d’identifier éventuellement des signes et des symptômes de la maladie.

Afin d’atteindre par des messages de prévention les populations vulnérables, l’UNICEF réalise également des brochures et d’autres outils pédagogiques destinés aux écoles.
En outre, l’UNICEF a apporté son appui à la distribution d’eau salubre en acheminant des citernes dans des zones isolées et en offrant des fournitures permettant la purification de l’eau ; globalement, ces efforts ont permis d’atteindre plus de 200 000 personnes.

Des traitements pour sauver des vies

Le traitement constitue un élément tout aussi important de l’apport de l’UNICEF dans la riposte au choléra.

« Nous avons aidé le gouvernement à créer des centres de traitement du choléra. Seulement à Luanda, il en existe neuf », a précisé Mme Kearney. Ces centres fournissent des solutions de réhydratation orale et d’autres outils de survie pour la population contaminée, en particulier les enfants.

Selon Mme Kearney, afin d’apporter la réponse qui convient à la flambée épidémique de choléra et pour prévenir d’autres crises, l’UNICEF Angola aura besoin cette année de 4 millions de dollars E.-U. – pour l’appui aux programmes d’eau et d’assainissement, à la mobilisation sociale et aux traitements, notamment par la réhydratation et les médicaments.

 


 

 

Audio (en anglais)

5 février 2007 :
Blue Chevigny, correspondante de Radio UNICEF, s’entretient avec la Représentante de l’UNICEF en Angola, Angela Kearney, de l’effet des inondations et de la flambée épidémique de choléra.
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