Afghanistan

Les communautés afghanes sont confrontées aux glissements de terrain, aux inondations et à un avenir incertain

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L’UNICEF soutient le Gouvernement afghan en s’assurant que tous ceux dont les maisons ont été emportées par les inondations ont accès aux articles de première nécessité.  Télécharger cette vidéo

 

Par Rajat Madhok

Les personnes qui ont survécu aux inondations et aux glissements de terrain qui ont frappé l’Afghanistan récemment commencent à recevoir une aide dont elles ont grand besoin, mais pour des milliers de familles, le retour à une vie normale est encore incertain.

KHWAJA DU KOH, Afghanistan, 13 mai 2014 – Les crues soudaines et les glissements de terrain qui ont frappé l’Afghanistan au cours des dernières semaines ont touché 120 000 personnes dans 16 provinces. On déplore environ 675 victimes, pour la plupart emportées par les eaux ou ensevelies sous les coulées de boue.

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Quelque 120 000 personnes dans les 16 provinces d’Afghanistan ont été récemment touchées par les crues et les glissements de terrain dans le pays.

Les pluies diluviennes du 26 avril ont changé pour toujours le cours de la vie de Mohammad Sediq, 35 ans. Sa demeure délabrée fut au nombre des maisons emportées par les inondations qui, en quelques heures, ont rayé son village de la carte.

Aujourd’hui, ce fermier désemparé campe avec sa famille sur une colline non loin de sa maison détruite, à Khwaja Du Koh, dans la province de Jawzjan. « L’eau a commencé à monter vers 13h30, je n’ai rien pu sauver d’autre que ma famille et moi-même. Tout ce que je possédais est enseveli sous la boue, » explique-t-il. Il n’a pas non plus pu sauver son troupeau.

Quelques jours plus tard, dans la province du Badakhshan, un glissement de terrain provoqué par de fortes pluies a englouti un village et en a endommagé trois autres, faisant des centaines de victimes ensevelies sous les décombres. Plus d’un millier de familles ont été frappées par la catastrophe, et des centaines de maisons ont été détruites. Les survivants ont été évacués car de nouveaux glissements de terrain sont à craindre.

Fournir une aide

L’UNICEF a été l’une des premières organisations humanitaires à atteindre Sediq et les autres habitants de son village. L’institution soutient le Gouvernement afghan en s’assurant que ceux qui ont perdu leur maison ont accès aux articles de première nécessité.

« L’UNICEF, en partenariat avec d’autres organisations, a procédé à une évaluation des besoins fondamentaux des personnes déplacées et leur a distribué des biscuits énergétiques et d’autres articles non alimentaires, » déclare Farid Dastgeer, responsable de la protection de l’enfance auprès de l’UNICEF qui travaille à Khwaja Du Koh depuis la catastrophe. « À part les aliments, on distribue surtout des vêtements pour enfants, des couvertures, des trousses de premiers soins et des équipements de cuisine pour que les familles puissent préparer des repas simples et survivre. La situation s’améliore un peu maintenant que l’eau se retire. »

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L’UNICEF distribue de l’eau potable par camion, après chloration.

L’UNICEF diffuse également des messages radiophoniques sur l’importance d’un assainissement approprié et de bonnes pratiques d’hygiène, soulignant le rôle de la vaccination dans la réduction du risque de contracter des maladies d’origine hydrique. Les chefs religieux locaux se sont aussi engagés et ils diffusent ces messages de prévention essentiels lors des prières quotidiennes.

Aux alentours d’un village voisin, Khwaja Du Koh, les enfants courent après un camion-citerne qui se déplace d’un point à l’autre du camp pour remplir d’eau potable des réservoirs d’eau temporaires. M. Dastgeer souligne à quel point l’accès à de l’eau de boisson potable est essentiel : « Avec l’aide du gouvernement, nous avons pu approvisionner la population en eau potable en installant des réservoirs d’eau. Les familles ont accès maintenant à de l’eau potable qui est chlorée pour être bue sans danger. Nous avons commencé à installer des latrines d’urgence pour que les villageois ne soient pas obligés de déféquer dans la nature. »

La catastrophe aura un impact sur ces villageois pendant encore plusieurs mois. Beaucoup tirent leur revenu de l’agriculture de subsistance, mais aujourd’hui leur récolte est enfouie sous la boue.

Le soleil se couche et M. Sediq et sa famille se réunissent pour prendre un repas préparé à la hâte. Quand on lui demande comment ils vont faire face à cette tragédie, le voisin de M. Sediq dans le camp, qui est aussi chef du village, Gul Mohammad, répond d’un air absent, « Je ne sais pas comment nous allons continuer à vivre comme ça et où nous pourrions aller maintenant. »


 

 

Photographie : L'environnement

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