Afghanistan

Assurer aux enfants déplacés en Afghanistan une éducation, et des possibilités pour l’avenir

Voici Sayed Najibullah, un enseignant qui aide les enfants déplacés par le conflit, comme Agha LaLay, 16 ans, à se bâtir un future grâce à l’éducation.  Télécharger cette vidéo

 

Par Thomas Nybo

KABOUL, Afghanistan, le 18 décembre 2013 – Avant d’arriver au camp de personnes déplacées de Charahi Qambar, Agha LaLay, 16 ans, n’était jamais allé à l’école. Il ne savait pas lire, pas écrire, et n’avait aucune connaissance en mathématiques.

C’était il y a cinq ans. Sa famille, comme de nombreuses familles ici, a quitté sa maison de la province de Helmand pour fuir les conflits continus. Elle a rejoint des milliers d’autres personnes vivant dans ce camp.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Video
« Je n’étais jamais allé à l’école avant de venir ici », affirme Agha LaLay, qui va maintenant à l’école publique et rêve de devenir ingénieur.

« Lorsque nous sommes arrivés ici, c’était assez difficile », explique-t-il. « Nous n’avions pas d’eau, pas de nourriture. Nous avons dû faire face à de nombreux problèmes ».

Bien que relativement paisible, la vie ici est difficile aussi. Agha LaLay vit dans un petit ensemble de constructions en torchis avec 19 membres de sa famille. Il n’y a toujours pas d’eau courante, pas de toilettes, et pas d’électricité. La nourriture est toujours insuffisante. La plupart des adultes ne savent ni lire, ni écrire. 

Mais heureusement pour Agha LaLay, la fondation Aschiana, partenaire de l’UNICEF, s’efforce d’améliorer les perspectives d’avenir pour les enfants en les aidant à recevoir une éducation.

Des esprits brillants

Sayed Najibullah est enseignant pour Aschiana. Aujourd’hui, comme souvent, il se trouve dans la tente fournie par l’UNICEF qui sert de salle de classe aux enfants du camp. Il se tient tantôt debout face à ses jeunes élèves assis par terre; tantôt accroupi dans un coin pour aider une élève timide à surmonter sa peur de parler devant une tente remplie d’élèves impatients.

Image de l'UNICEF
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Sayed Najibullah, qui enseigne dans l’école sous tente, explique que les élèves « ont juste besoin d’être orientés et de recevoir une éducation pour se remettre sur les rails ».

« Comme vous le savez, les personnes qui se trouvent dans les camps viennent de provinces affectées par la guerre », explique-t-il. « Ce sont des esprits brillants et talentueux. Ils ont juste besoin d’être orientés et de recevoir une éducation pour se remettre sur les rails. Les rails, c’est une éducation, un stylo et un manuel, qui bâtiront leur avenir ».

Aschiana a installé des classes sous tente dans divers camps, dans l’objectif d’instruire les enfants pour qu’ils puissent être intégrés au système scolaire normal. Cette année, 750 enfants, dont Agha LaLay, ont fait le saut. Agha LaLay explique qu’il rêve à présent de devenir ingénieur. 

« Je n’étais jamais allé à l’école avant de venir ici », explique-t-il. « Maintenant, je sais que l’éducation joue un rôle essentiel dans la construction d’une personnalité et d’un avenir. Elle peut permettre de devenir enseignant, médecin ou ingénieur ».

Agha LaLay fait part de son enthousiasme quant à l’avenir, malgré les défis inhérents à l’adaptation à la vie en ville. L’éducation, dit-il, donnera aux personnes de ce camp les outils nécessaires pour construire des vies agréables et productives.


 

 

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