Tunisie

Fournir un soutien psycho-social aux enfants déplacés dans le Sud de la Tunisie

Image de l'UNICEF
© UNICEF Tunisie/2011/Dhayi
La psychologue de l'UNICEF Lilia Turki parle avec Marwa, 11 ans , dans le cadre des évaluations des besoins de ceux qui sont parvenus de Libye au camp de Remada en Tunisie

Par Ban Dhayi

DEHIBAT, Tunisie, 27 avril 2011 - il y a un mois, Marwa, 11 ans, était une élève en cinquième année à l'école Nafousa en Libye occidentale. Mais quand les combats se sont rapprochés de sa maison à Nalut, les écoles ont fermé et elle a été forcée de rester à la maison. Les menaces récentes de bombardement sur sa ville n’ont pas laissé d’autre choix à Marwa et sa famille que de rejoindre les milliers de Libyens qui fuyaient en Tunisie.

Des enfants dans le besoin

Avec l’intensification du conflit en Libye, les évaluations de l'Organisation internationale des migrations (OIM) estiment que depuis la mi-février plus de 82 000 Libyens sont entrés en Tunisie par les frontières de Ras Jdir et Dehibat. Le nombre de personnes total dans les camps de Dehibat et Remada à compté de lundi était plus de 2270.

Dans le seul camp de Remada, il y a actuellement 1000 personnes déplacées, dont 310 sont des enfants. Maria-Luisa Fornara, la représentant de l'UNICEF en Tunisie, explique que si les enfants sont en sécurité et loin du danger immédiat dans être sûr et loin du danger de violence  immédiat, ils ont un certain nombre de besoins.

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La représentante de l'UNICEF en Tunisie Maria-Luisa Fornara parle à l’une des nombreuses femmes déplacées du camp de Remada qui ont été forcées de fuir la Libye.

« La réalité est telle que les nouveaux défis auxquels font face les enfants et les familles de déplacés », dit-t-elle. « En plus du traumatisme dû au conflit et aux pertes, ces enfants sont privés de leur droit à l'éducation et ont besoin de protection et d’un soutien psycho-social ».

Même s’ils arrivent au camp avec leurs deux parents, les enfants déplacés continuent d’avoir besoin d’une protection spéciale. Le fait qu’ils doivent vivre loin de leurs maisons et de leur écoles, pousse ces enfants à l’oisiveté et à une perte de l’estime de soi.

« Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Mes examens de fin d'année commencent en juin et je dois savoir si je pourrai bientôt rentrer étudier  à la maison et me préparer bien en avance de la date d'examen », explique Mohammed, 9 ans, qui est arrivé de la ville libyenne de Kamput.

Marwa acquiesce. « Est ce qu’une fille peut jouir d’une vie normale dans un camp ? » demande-t-elle. « J'estime que je suis inutile ici et limitée dans mes mouvements. ma maison, mes amis et mon école me manquent ».

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Actuellement au camp de Remada dans le sud tunisien, on trouve des enfants de tous âges, comme Mohammed, 9 ans. L'UNICEF s'efforce de leur fournir des espaces de loisirs et un soutien psycho-social.

Interventions immédiates

Depuis que la crise a empiré et que plus de personnes déplacées commencent à arriver, l'UNICEF a conduit deux évaluations rapides de la situation sur le terrain des enfants et de leurs familles.

Ces évaluations ont permis à l’UNICEF de fixer les priorités à mettre en oeuvre en partenariat avec les gouvernements et autres agences humanitaires et organisations. Elles tendent à aborder des questions comme l'accès à l'école, la mise disposition d'espaces de loisirs pour les enfants de moins de six ans , un soutien psycho-social des familles et des enfants, et l'enregistrement des naissances.

« Dans le camp, les enfants ont déjà développé des comportements agressifs, comme jouer à la guerre », affirme Lilia Turki, la psychologue de l'UNICEF et membre de l'équipe de la mission d'évaluation rapide au camp de Remada.

Elle ajoute : « le déplacement est particulièrement déstabilisant et l'expérience traumatisante pour ces enfants parce qu’il les déracine et les expose à des  risques multiples, à un moment de leur vie où ils ont le plus besoin de protection et de stabilité. »


 

 

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