Thaïlande

L’expérience personnelle inspire l’éducation des « jeunes pour les jeunes » en matière de VIH

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Nakwan Leknork a rejoint le Projet d’éducation des jeunes pour les jeunes en Thaïlande après la mort de son père à cause du SIDA et que sa mère eut appris qu’elle était séropositive.

Par Nakwan Leknork

Depuis l’âge de 14 ans, Nakwan Leknork, 20 ans, contribue à l’éducation d’autres jeunes en matière de VIH/SIDA. Elle a rejoint le Projet d’éducation des jeunes pour les jeunes après que ses parents eurent été contaminés par le virus ; depuis, son père est mort de cette maladie. Nakwan travaille dans l’un des 10 groupes de jeunes bénéficiant du soutien de l’UNICEF dans le nord de la Thaïlande.

Nakwan a parlé d’elle-même et de son travail à l’UNICEF.

2 novembre 2005, Chiang Rai, THAÏLANDE –  « Je suis malheureuse car mes parents ont été contaminés par le VIH. Ma mère est séropositive et mon père est mort du SIDA il y a cinq ans. C’est à cette époque que j’ai commencé à travailler avec des personnes séropositives ou malades du SIDA.

« Nous organisons des activités avec des enfants touchés par le virus. Nous travaillons également avec des enfants pauvres, des enfants dont les parents travaillent à l’étranger ou sont séparés. Nous participons avec les enfants à ces activités. Nous utilisons efficacement notre temps libre ; nous en consacrons une partie à aider les enfant à oublier ces questions et nous les aidons aussi à devenir des citoyens réfléchis et à se débrouiller par eux-mêmes.

« Le peuple thaï devient plus tolérant. La société devient beaucoup plus ouverte mais l’arrêt de la propagation du VIH commence au niveau de chacun. Tout le monde doit y contribuer de manière très diverse.

« Nous devons nous entraider »

« Je pense que les enfants et les jeunes gens ne vont pas être les seuls à mettre un terme à la propagation du virus. Les adultes doivent aussi y contribuer. Il faut accorder davantage d’attention aux médias. Nous devons faire prendre conscience aux jeunes qu’il faut empêcher le virus de se répandre et diminuer la promiscuité sexuelle.

« Je ne peux rien arrêter moi seule. Nous devons réunir nos forces à celles d’autres groupements, y compris des groupements politiques et économiques.

« Je voudrais que les dirigeants dans le monde organisent des forums, qui permettraient aux enfants et aux jeunes de s’informer et de comprendre, et qui leurs offriraient davantage d’opportunités de coopérer. Je voudrais que les adultes soient plus compréhensifs et qu’ils permettent aux jeunes de participer davantage à la solution des problèmes.

« Nous devons nous entraider. Je ne peux pas arrêter ça seule. Il faut le faire ensemble ».


 

 

Vidéo (en anglais)

Octobre 2005 :
Nakwan Leknork parle à l’UNICEF de son travail pour le Projet d’éducation des jeunes pour les jeunes en Thaïlande.

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(Real player)

Audio (en anglais)

2 novembre:
L'histoire de Nakwan Leknor sur Radio UNICEF

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