Tadjikistan

Au Tadjikistan, les élèves apprennent ce qu'est l'hygiène et transmettent leur savoir

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Depuis le lancement, avec le soutien de l’UNICEF, d’une initiative de promotion de l’hygiène dans 350 écoles tadjikes, on note un net déclin de l’incidence des diarrhées et des maladies d’origine hydrique

Par Vladimir Lozinski

Dans le cadre de la publication de « Progrès pour les enfants n° 5 : un bilan de l’eau et de l’assainissement », l’UNICEF présente une série de vignettes sur la réalisation de l’un des points de l’Objectif du Millénaire pour le développement no. 7 –  réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et à un assainissement de base.

BOHTAR, Tadjikistan, 27 septembre 2006 – Les élèves font claquer leurs doigts, tapent des pieds et chantent une chanson au rythme d’un « rap » : « C’est l’année de l’eau douce. Nous avons quelques messages pour vous. Faite bouillir l’eau que vous buvez. Mettez un couvercle sur vos bidons d’eau. Nous avons l’eau courante. Elle court dans tout notre village. Nous devons la garder propre ».

Dans le « coin santé » d’une classe de l’école primaire de Bohtar, un village rural du Tadjikistan, les murs sont couverts d’affiches expliquant les pratiques de l’hygiène. Les projets ont été créés par les étudiants dans le cadre du Programme de la promotion de l’hygiène instauré dans 350 écoles et soutenu par l’UNICEF.

Depuis que le projet a été lancé, en 2003, on a constaté un net déclin des cas de diarrhée et de maladies d’origine hydrique.

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Soixante pour cent de l’eau de l’Asie centrale traverse le Tadjikistan, mais les habitants utilisent souvent la même pour laver et pour boire.

Pas d’accès à l’eau salubre

Au cours d’une pièce écrite et jouée par les étudiants, un garçon boit l’eau d’un seau. Puis il se tord de douleur en se tenant l’estomac et est emporté par le « docteur ». Les autres étudiants rient mais ils disent qu’ils ont déjà été témoins de scènes similaires dans la vie.

A peine la moitié des écoles du Tadjikistan a accès à l’eau salubre, et des milliers d’enfants souffrent de maladies d’origine hydrique.

Après l’effondrement de l’Union soviétique, suivi d’une guerre civile brutale, les infrastructures du pays – y compris le système d’approvisionnement en eau –  étaient fortement endommagées. Les  réparations doivent être continuées. Malgré un taux d’alphabétisation élevé, beaucoup de familles considèrent l’eau comme une denrée normale sans savoir qu’elle doit être salubre et qu’un assainissement adéquat est une nécessité, et non pas un luxe superflu.

Ecouter les jeunes

Enseigner aux enfants en âge d’aller à l’école de bonnes habitudes sanitaires revêt une importance capitale car ils sont non seulement les bénéficiaires du savoir mais ils peuvent jouer un rôle important pour passer de la théorie à la pratique. Leurs professeurs les encouragent à transmettre leurs connaissances aux membres de leur famille une fois chez eux.

« Le Tadjikistan est une société très traditionnelle », affirme l’Assistant du projet de l’UNICEF Zaitoonbibi Naimova. « Une belle-fille ne peut pas dire à une mère de changer ses habitudes. Mais les gens écoutent les enfants car ils ne pensent pas qu’ils mettent leur autorité en danger. En fait, ces enfants « forment » leurs parents. »

Beaucoup d’enfants connaissent bien maintenant les principes d’hygiène personnelle de base et le danger de l’eau salubre et cette prise de conscience permettra en dernière analyse de modifier les comportements des adultes.


 

 

Vidéo (en anglais)

8 septembre 2006:
Vladimir Lozinski, de l’UNICEF, présente les efforts accomplis pour faire des cours d’hygiène un élément fondamental de l’éducation primaire au Tadjikistan.
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