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Vaccination

Vacciner les personnes difficiles à atteindre

OBJECTIF : l'UNICEF s'assure en priorité que les enfants des populations les plus difficiles à atteindre ont aussi accès à l'immunisation : ceux qui habitent dans zones isolées, les pauvres en milieu urbain, les minorités et les enfants en zone de conflits. Lors de crises, l'UNICEF s'assure au moins que la vaccination contre la rougeole et le complément en vitamine A sont assurés au bon moment et avec sécurité.

Le défi

« Si les enfants ne viennent pas aux séances de vaccinations, l'équipe de vaccinateurs doit aller à eux. Dans des zones du Mali et du Niger, les vaccinateurs se sont déplacés dans le désert jusqu'aux mines de sel où les nomades allaient avec leurs troupeaux pour les nourrir de sels minéraux. » Sylvia Luciani, UNICEF

Il existe bien des obstacles à franchir pour vacciner les enfants vivant dans les communautés difficiles à atteindre. Certains vivent dans des villages à plusieurs heures de centres de santé ou dans des lieux peu accessibles par manque de routes ou d'infrastructures de transport. D'autres se déplacent en permanence, comme les tribus nomades ou les gens déplacés pour des raisons politiques ou économiques.

La persistance de conflits civils rend l'accès aux enfants dangereux voire impossible pour les vaccinateurs. Certains enfants sont exclus des vaccinations en raison de leur appartenance à une minorité ethnique ou parce qu'ils vivent dans des taudis urbains où les interventions des services de santé ne peuvent guère être efficaces. Certaines communautés, par croyances religieuses ou traditionnelles, sont méfiantes à l'égard de l'immunisation. De tels groupes peuvent établir des liens mystiques avec la maladie- comme d'attribuer une maladie à la visite d'un esprit ou à une faute commise contre des dieux locaux - et peuvent ne pas adhérer à l'explication scientifique d'un lien entre l'immunisation et la prévention des maladies.

La solution

Atteindre ces enfants passe par le franchissement de barrières à la fois physiques et psychologiques. Dans le cas d'entraves géographiques, des équipes mobiles se déplacent vers les zones reculées et obtiennent souvent l'aide des dirigeants de la communauté qui incitent les parents à amener leur enfant à la vaccination. Pour les groupes nomades, les équipes de vaccination peuvent identifier des événements ou des lieux, où ils se rejoignent. Pour les sans-abri, on peut mobiliser des personnes de ces groupes pour planifier les activités d'immunisation.

S'attaquer aux craintes ou conceptions erronées envers l'immunisation  est toujours une priorité de premier ordre, surtout avec les groupes dont les croyances peuvent s'opposer à l'immunisation ou la considérer avec méfiance. L'UNICEF réunit les autorités religieuses - prêtres, pasteurs, imams et guérisseurs traditionnels - pour expliquer le rôle de la vaccination et obtenir le soutien de leurs assemblées.

En situation de conflits, l'UNICEF collabore avec les autres partenaires de l'ONU et le Secrétariat général des Nations Unies pour négocier des cessez-le-feu temporaires entre factions combattantes pour permettre l'accès des vaccinateurs aux enfants. Les dirigeants politiques ou rebelles sont encouragés à signer un accord « Jour de tranquillité » pour toutes les journées de vaccination de leurs régions et reçoivent des informations sur le rôle de l'immunisation. L'UNICEF demande aussi aux média locaux et internationaux de signaler les endroits où se dérouleront les séances de vaccination et d'encourager les factions à garantir la sécurité des vaccinateurs.

Progrès

  • La République démocratique du Congo (RDC) a immunisé plus de 11 millions d'enfants lors de Journées nationales de vaccination (JNV) en plein conflit, en 2001.
  • Au plus fort de la crise, fin 2001, deux JNV en Afghanistan et au Pakistan ont permis d'immuniser 35 millions d'enfants.

 

 

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