Vaccination
Vue d'ensemble
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| © UNICEF/HQ02-0238/Geenen |
| À l'école primaire de Mirera, Rift Valley, après la vaccination des enfants contre la rougeole, ils sont nombreux à rester dehors, chacun d'eux tenant une carte sur laquelle est écrit « Campagne 2002 contre la rougeole - J'ai été vacciné » |
« Nous avions l'habitude d'épidémies ici. Nous enterrions deux ou trois enfants chaque semaine à cause des maladies. Cela n'arrive plus car nos enfants sont vaccinés. »- Serigne Dame Léye, Chef de village de Ngouye Diaraf, un village isolé du centre du Sénégal.
L'histoire des efforts accomplis vers l'immunisation totale est marquée par des succès spectaculaires et des problèmes persistants.
La bonne nouvelle, c'est que la vaccination a sauvé plus de 20 millions de vies durant les deux dernières décennies. Les taux de vaccination contre les six principales maladies évitables par un vaccin - coqueluche, tuberculose infantile, tétanos, polio, rougeole et diphtérie- sont passés de moins de 10 % dans les années 1970 à presque 75 % aujourd'hui. La polio est en voie d'éradication. Le nombre de décès dus à la rougeole, un grand tueur, a baissé d'environ deux tiers dans la dernière décennie. L'immunisation contre le tétanos sauve des centaines de milliers de mères et de nouveau-nés et 104 des 161 pays en développement ont entièrement éliminé la maladie.
La distribution de capsules riches en Vitamine A a évité au moins 1 million de morts d'enfants depuis 1998. (Le déficit en Vitamine A est une des principales causes de cécité et contribue aux décès dus à la rougeole et aux diarrhées). Récemment, de nouveaux vaccins, comme ceux qui protègent contre l'Hépatite B, ont été introduits dans les services de santé de routine dans plus de 40 des pays les plus pauvres.
Cependant, on a subi également des échecs. La forte augmentation des taux de couverture vaccinale durant les années 1980 a été suivie d'une diminution dans les années 1990. Le fossé s'est creusé, à la fois entre les pays et à l'intérieur des pays, les taux de couverture de plusieurs pays Africains chutant en dessous de 30 %.
Un quart des enfants qui naissent chaque année - environ 34 million de nouveau-nés- ne sont toujours pas protégés contre des maladies pour lesquelles des vaccins bon marché existent. On peut imputer à la seule rougeole plus de 770 000 décès d'enfants en 2001, car ils n'étaient pas immunisés par un vaccin qui coûte pourtant moins de 1 dollar.
Beaucoup d'autres raisons justifient que l'on poursuive la bataille contre les maladies infectieuses.
- Les vaccins protègent l'ensemble des communautés. Par définition, les maladies infectieuses se propagent facilement. Mais les virus et les bactéries peuvent aussi être stoppés sur leurs voies de propagation si un nombre suffisant de personnes est vacciné. Plus il y a d'enfants complètement vaccinés dans une communauté, plus la sécurité de chacun augmente.
- Les maladies peuvent réapparaître quand l'immunisation faiblit. En Europe de l'Est dans les années 1990, de faibles taux d'immunisation couplés avec une crise économique déclenchèrent une épidémie majeure de diphtérie qui tua 30 000 personnes. Avant que l'épidémie ne soit maîtrisée, la maladie s'était déjà propagée en Finlande, Allemagne et Norvège.
- Les vaccins sont efficaces. Excepté l'approvisionnement en eau potable, aucune autre intervention sanitaire n'est aussi efficace que la vaccination pour réduire les maladies et les taux de mortalité.
- Les vaccins sont abordables. Selon la Banque mondiale, les vaccinations et la supplémentation en Vitamine A sont deux des interventions actuelles de santé publique les plus rentables. Une carence en vitamine A peut causer une cécité irréversible; mais avant cela, un enfant en manque de vitamine A a un risque augmenté de 25 % de mourir d'une série de maladies telles que rougeole, paludisme et diarrhées. Entre 20 à 30 dollars, une somme minime, suffisent à protéger un enfant d'une carence en vitamine A et d'une foule de maladies mortelles, dont la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la polio, la rougeole, la tuberculose, l'hépatite B et les infections à Hib (Haemophilus influenzae de type b), cause majeure de pneumonie et de méningite.
- Avoir des enfants en bonne santé réduit les dépenses de santé des ménages. Ces dépenses sont parfois trop élevées pour les familles pauvres ou peuvent les enfoncer dans une pauvreté plus forte encore. De plus, avoir des enfants en bonne santé, cela signifie que leurs parents ou d'autres membres de la famille peuvent travailler ou effectuer d'autres activités productives plutôt que de s'occuper de l'enfant malade.
- De nouveaux vaccins seront bientôt disponibles. Les progrès de la science et de la technologie indiquent que des vaccins contre certains types de diarrhées et de pneumonies seront disponibles dans les cinq à sept prochaines années. La recherche est aussi sur la voie de vaccins contre l'infection VIH/SIDA et le paludisme et l'on est en train de mettre au point des vaccins améliorés contre la tuberculose. Renforcer maintenant les systèmes de santé est primordial pour permettre à tous les enfants de bénéficier de ces nouveaux vaccins lorsque leur utilisation aura été approuvée.
L'immunisation, une priorité pour l'UNICEF
L'UNICEF promeut l'utilisation mondiale de la vaccination et de la supplémentation en vitamine A comme moyens de parvenir aux objectifs internationaux : réduire d'un tiers la mortalité avant cinq ans d'ici à 2010 et l'Objectif de développement pour le Millénaire de réduction de deux tiers de la mortalité avant cinq ans d'ici à 2015.















