Vaccination

Vaccins et vaccinations : la situation dans le monde : la vaccination des enfants atteint un niveau record

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2008-1508/Holtz
Une fillette en train d'être vaccinée contre la rougeole dans un hôpital de Bossangoa, en République centrafricaine.

Par Elizabeth Kiem

NEW YORK, États-Unis, 21 octobre 2009 – Jamais autant de bébés n’ont été vaccinés contre les maladies mortelles et pourtant, faute d'un meilleur financement et accès aux vaccins, au moins 24 millions d'enfants ne sont toujours pas protégés.

Un rapport qui vient d'être publié par l'UNICEF, la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la Santé conclut qu'un enfant sur cinq ne subit pas de vaccinations de routine contre les maladies infantiles évitables comme la rougeole, le tétanos et la diphtérie. 

Le rapport, intitulé « Vaccins et vaccination : la situation dans le monde », révèle que le récent fléchissement des taux de mortalité infantile est le résultat direct de taux de vaccination plus élevés.

« Au niveau mondial, les décès imputables à la rougeole ont baissé de 74 pour cent entre 2000 et 2007 et les vaccinations ont joué un rôle important dans cette diminution, » a déclaré la Directrice générale de l'UNICEF Ann M. Veneman. « De tels progrès doivent susciter de nouveaux efforts pour vacciner les enfants partout sur la planète contre des maladies qui peuvent s'avérer mortelles. »

Progrès à la suite d'une meilleure couverture vaccinale

Alors que de nombreux pays du monde ont des problèmes pour se procurer de nouveaux vaccins contre le virus H1N1, le rapport « Vaccin et vaccinations : la situation dans le monde » souligne le rôle de premier plan occupé par la vaccination dans la prévention d'un large éventail de maladies transmissibles.

Durant les trois dernières décennies, la vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la polio, la rougeole et la tuberculose est progressivement devenue un processus de routine, sauvant chaque année la vie d'environ 2,5 millions d’enfants.  

Mais un meilleur accès et un meilleur contrôle de la chaîne du froid (le dispositif pour stocker et transporter les vaccins en toute sécurité à partir du fabricant jusqu'à ceux qui les reçoivent) sont nécessaires pour faire davantage de progrès.

« Même dans les pays avec un haut niveau de couverture vaccinale, nous découvrons en fait des poches, parfois très vastes, d'enfants qui sont tout simplement totalement exclus. Et cela montre aussi qu'il y a peut-être des groupes d'enfants... qui sont également exclus du système de santé dans son ensemble, » affirme le Chef de la santé à l'UNICEF, le Dr Mickey Chopra. 

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2009-0111/Uddin
Dans un entrepôt du Bangladesh, un agent sanitaire présente un vaccin contre les cinq maladies de l’enfance les plus communes.

Nouveaux vaccins

Les progrès rapides enregistrés par la technologie pendant la dernière décennie ont abouti au développement de plusieurs nouveaux vaccins; fait important, les vaccins contre les infections pneumococciques et les rétrovirus s'en prennent aux deux causes principales de tous les décès d'enfants. 

Le Dr Chopra qualifie ces nouveaux vaccins de « merveilleux » mais rappelle qu’à cause du manque de financement, il sera difficile d’intégrer les nouveaux vaccins à des  campagnes nationales de vaccination dans les endroits qui en ont le plus besoin. 

«  Les personnes dispensant les soins et les mères risquent de croire que leurs enfants sont parfaitement vaccinés contre la pneumonie et la diarrhée... mais nous pensons que ces vaccins ne couvriront que 20 à 30 pour cent des cas de pneumonie et de diarrhée, » dit le Dr Chopra.

L'UNICEF est partisan de la généralisation de la sensibilisation aux comportements préventifs tels le lavage des mains et l'allaitement exclusif au sein comme procédures fondamentales dans la lutte contre la diarrhée et la pneumonie.

La vaccination est un droit de l'enfant

Le défi pour l'UNICEF, qui considère que le droit de l’enfant à la vaccination est un droit fondamental, est de s’assurer de la viabilité à long terme du financement de ces vaccins.

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2007-0467/Nesbitt
Un agent sanitaire se prépare à remplir le carnet de vaccination d'un enfant dans un centre permanent de vaccination à Isawa Town, au Nigéria.

Environ 1 milliard de dollars par an seront nécessaires pour acheminer les nouveaux vaccins et ceux qui existent déjà à chaque enfant des 72 pays les plus pauvres.

Le rapport reconnaît le rôle de partenariats de financement comme l’Alliance GAVI - qui comprend l'OMS, l'UNICEF, la Banque mondiale et la Fondation Bill et Melinda Gates - dans l'inversion de la tendance à la baisse des taux de vaccination. Mais pour garantir que les récents progrès seront viables à long terme, il faudra autant de travail de sensibilisation des communautés que de ressources de donateurs.

« En redoublant d’efforts pour enraciner la vaccination dans les systèmes et les politiques de santé, pour rendre les communautés locales et les mères conscientes du fait que c'est une chose à quoi leurs enfants ont droit, on transformer cette intervention en programmes durables, même si l'attention de la communauté internationale se portait sur d’autres questions ou maladies », a fait valoir le Dr Chopra.

Le rôle prépondérant de l'UNICEF sur le marché

L'UNICEF est le plus gros acheteur de vaccins utilisés dans les pays en développement, fournissant les vaccins nécessaires à plus de la moitié des enfants du monde entier. Pour la seule année 2007, l'organisation a acheté 3,2 milliards de doses. En 2008 l'UNICEF a acheté 2,6 milliards de doses.

Il mérite d'être souligné qu'avec l'augmentation de la demande, les fabricants de vaccins des pays en développement sont progressivement en train de devenir les fournisseurs les plus importants, répondant à 86% de la demande mondiale en vaccins traditionnels. 

L'expansion du marché des vaccins à prix modiques associée au grand élan de la recherche et du développement, est un signe favorable pour les objectifs futurs en matière de vaccination. Le rapport « Vaccins et vaccinations : la situation dans le monde » fait référence à la possibilité de nouveaux vaccins contre le paludisme, la tuberculose et le SIDA au cours de la prochaine décennie. [p. 97 du rapport]


 

 

Vidéo (en anglais)


Le Chef des programmes de santé à l'UNICEF, Dr Mickey Chopra, discute les conclusions du dernier rapport « Vaccins et vaccinations : la situation dans le monde. »
 VIDÉO  haut | bas

Obtenez des vidéos de
qualité professionnelle
chez The Newsmarket

Recherche