Vaccination

L’UNICEF et l’OMS unissent leurs forces pour assurer une bonne gestion vaccinale

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© UNICEF Nepal/2003/Guichard
Le personnel d’un dépôt de vaccins au Népal prépare un inventaire.

NEW YORK, 8 mars 2005 – Les trois-quarts des enfants dans le monde sont immunisés chaque année contre des maladies de l’enfance par des vaccins. Si ceux-ci ne sont pas correctement stockés et manipulés, leur effet risque de s’émousser ou, pire, ils peuvent devenir totalement inopérants.

« Les pratiques de gestion des vaccins ne sont pas à leur niveau optimal. Lorsque des vaccins ont subi une détérioration au dépôt ou s’ils ont dépassé la date d’expiration, vous pouvez compromettre tout le programme d’immunisation. On croit que les enfants sont vaccinés mais en réalité on ne crée pas d’immunisation dans la population », explique le Dr Umit Kartoglu, responsable technique à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Afin de mieux garantir la parfaite qualité de l’approvisionnement en vaccins dans le monde, l’OMS, en partenariat avec l’UNICEF, a mis en œuvre l’initiative « Gestion efficace de l’entreposage des vaccins », qui encourage les pays à suivre des directives spécifiques en matière de gestion des équipements et de pratique de formation.

Ce programme, qui a été lancé en 2004, repose sur dix critères cruciaux fixés à Genève par des experts sanitaires de l’OMS. Chaque pays participant doit répondre aux normes minima dans tous les domaines de la gestion des vaccins, notamment en ce qui concerne les procédures d’arrivée, d’entreposage, d’expédition/transport et de distribution des vaccins. Les pays sont suivis pendant une période de douze mois et on leur décerne un certificat s’ils répondent de façon satisfaisante à 80 pour cent au moins des nouvelles normes.

Sur les 23 pays évalués jusqu’à présent, deux ont obtenu un certificat, le Sultanat d’Oman et la République de Moldavie. Mais, selon le Dr Kartoglu, un bon nombre d’autres pays ont donné des signes de progrès prometteurs.

L’UNICEF participe pleinement à ce programme. « L’UNICEF fournit les vaccins, ainsi que l’équipement nécessaire à la formation. Nous finançons en outre les cours de formation, qui font partie de la gestion des vaccins. L’OMS fixe des standards et des normes et aide également à élaborer du matériel de formation. À ce niveau, les deux organisations sont très complémentaires », a rappelé le Dr Ahmed Magan, Conseiller sur la santé, de la section santé de l’UNICEF.

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© UNICEF South Africa/2003/Kartoglu
Des stagiaires apprennent la distribution des vaccins grâce à un jeu de société.

Cette initiative a entraîné des innovations dans la manière dont est formé le personnel sur le terrain. Les sessions de formation sont plus pratiques et elles intègrent des outils de formation originaux tels que des jeux de société de type Monopoly. Dans certains pays comme la Turquie, où est né le Dr Kartoglu, la version du programme de formation « Gestion du vaccin sur roues » amène les stagiaires dans des visites guidées de la ville.  Les parcs, les restaurants et même les piscines sont transformés en salles de classe improvisées. « L’essentiel est de rendre les choses amusantes », a dit le Dr Kartoglu.

En dehors de la formation, l’initiative appelle à des changements appréciables dans la gestion des centres d’entreposage primaires des vaccins, car c’est là qu’arrivent les vaccins en premier et qu’ils risquent d’être manipulés sans les précautions nécessaires ou entreposés de façon défectueuse. On enjoint aux centres d’entreposage de fournir un froid suffisant pour le stockage et de maintenir les vaccins à une température très spécifique.

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© WHO Turkey/2004/Gokhan Gurses
Une exposition à la chaleur peut détériorer les vaccins. La température d’entreposage recommandée est de 2 degrés Celsius.

« Lorsque des vaccins sont exposés à la chaleur, ils perdent à la longue leur efficacité, mais, en termes de température, le gel est le plus grand danger, parce qu’un vaccin gelé est détérioré » affirme le Dr Kartoglu.

Ces actions sont conformes à l’engagement de l’UNICEF de vaccination mondiale. « L’UNICEF est le plus gros acheteur de vaccins du monde. Donc, il est du plus grand intérêt de l’UNICEF de garantir que ces vaccins ne sont pas seulement fournis de façon régulière mais qu’il est également sans danger d’y avoir recours », ajoute le Dr Magan.


 

 

Vidéo (en anglais)


2 mars 2005 :
Le Dr Umit Kartoglu, responsable technique de l’OMS, explique comment fonctionne l’initiative de Gestion des vaccins

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Vidéo (en anglais)


8 mars 2005:
Le Dr Ahmed Magan, Conseiller principal sur la santé, dans la section santé du département des programmes de l’UNICEF, parle de la participation de l’UNICEF au programme de gestion des vaccins.

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